Texte libre



Un intellectuel encensé en france: Bernard-Henri levy
une émission de Là bas si j'y suis:

__________________
Iraq: 100 000 morts parmi la population civile depuis 2003...
d'après une recherche faite par la revue médicale britannique The lancet:

"Although much of the commentary in the U.S. press and from U.S. officials has questioned the large size of this result, it is important to note that the figure of 100,000 (98,000 actually) was reached only after excluding results obtained in the region of Fallujah, where so much fighting has taken place over the past year.

When the Fallujah sample is included, the estimate of excess deaths rises to 200,000."

POUR EN SAVOIR PLUS

Recommander

POELITIQUE

Un "blog" poélitique parce que le poème et le politique sont deux frères séparés que le réel réunit sans cesse...  

Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 05:23

Une vidéo mis en ligne à cette adresse http://www.dailymotion.com/search/aushwitz/video/x85ex1_never-again_news témoigne d'un opportunisme insupportable. La Shoah et ses victimes sont malheureusement de bien utiles couverture. Les morts ne parlent plus...

Quelques liens:
http://www.oeilpublic.com/diaporama.php?newLANGUE=1&r=595

http://www.globecartoon.com/bd/BDGaza.html

 

http://juliensalingue.over-blog.com/article-26478377.html

http://www.ababord.org/spip.php?article814



                                                                                                      
                                                                                                            GAZA

Par Christian Brouillard
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 07:51
Il y a de cela à peu près cinq ans, disparaissait Francois Béranger. Une chanson engagée (mais, de toute manière, cela existe, un art non engagé???), sans con-cessions.
Deux émissions de Là bas si j'y suis sur Francois Béranger
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=54
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=57

                                                              _____________________________________________________________
Par Christian Brouillard
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 05:48

Il y a eu élections sur la planète Canada et, bientôt, aux États-Unis. Peut-être même au Québec. La machine démocratique roule, c'est le cas de le dire. Mais comme pour toute machine, il y a quelque chose qui cloche: aux élections fédérales canadiennes de mardi dernier, 10 millions de votants sont restés à la maison. Cela fait 40% de l'électorat, du jamais vu depuis longtemps. D'après The Gazette (édition du jeudi 16 octobre 2008), la participation électorale a été une des plus faible depuis 1958 , atteignant 59,1%. En 58, elle s'établissait à 79,4%. Une chute de 20% en 50 ans, cela peut sembler anodin (encore que...) mais si on considère, à partir des postulats de la sociologie électorale, que la participation au vote est un élément important de la citoyenneté et de l'appartenance à la communauté en permettant à la population de faire un choix de ses mandataires parmi les élites en situation de concurrence, il y a un signe que cela crain... Peut-être que l'électorat n'y croit plus, à ce vote (du moins, de la manière dont il s'organise), à ces mandataires et à ces élites ? Selon l'article de The Gazette, les électeurs deviennent de plus en plus sceptiques, ne croyant plus que leurs votes puissent changer quoique ce soit et que "the political parties had nothing decent to offer". Ce discrédit de la machine politique dominante s'est accéléré avec tous les scandales qui éclatent avec une régularité d'horloge. Quant à la crise qui secoue actuellement le capitalisme, elle révèle assez bien que les maîtres de ce monde sont non seulement incompétents, mais aussi escrocs et menteurs... De quoi vous dégouter de participer à toute cette mascarade...



                                                      __________________________________________________________________

Sur cette crise "financière", tellement de choses ont été écrites ou dites, bien malin celui qui a réussi a éplucher tout cela. Un point, qui curieusement fait consensus à droite comme à gauche, reste: cela n'est pas finie.
Pour une mise en contexte, très bon texte de Isaac Johsua, publié le 8 septembre 2008 sur le site d'ATTAC France:

Les crises financières : une mise en perspective historique
Nous pouvons distinguer, rappelons-le, deux grands modes de financement, le financement direct et l’intermédiation bancaire. Alors que les titres (actions ou obligations) sont supposés mettre en contact direct apporteurs et utilisateurs des fonds (financement direct), la banque s’interpose, fait écran en quelque sorte, entre des déposants et les débiteurs à qui elle a accordé des crédits (intermédiation bancaire). Banques et investisseurs institutionnels (Sicav, etc., ) collectent des fonds et réalisent des placements, gérant la masse grandissante des titres qui suit l’essor du financement direct. Les Bourses de valeurs sont surtout des lieux d’évaluation et de commercialisation des titres émis (...)

Deux conclusions découlent des développements précédents. La première est que la finance est un Janus, tout à la fois productive et parasitaire. En effet, on doit inévitablement passer par le capital argent pour produire ; mais le circuit vers lequel le capital louche est celui où, par une sorte de magie, la valeur se gonfle d’elle-même. La deuxième conclusion est : qui dit finance dit possibilité de la crise financière. La spéculation et ses excès doivent être dénoncés. Mais la possibilité de la crise financière résulte de l’existence même d’un système financier. Ainsi, la crise capitaliste se dédouble : nous avons une crise réelle, comme par le passé, mais aussi, en plus, une crise de la sphère proprement financière, avec, de surcroît, la possibilité d’allers et retours entre l’une et l’autre (comme nous l’observons aujourd’hui).

LA SUITE: http://www.france.attac.org/spip.php?article8864

Si le capital, en tant que valeurs qui tend sans cesse à croître sa valorisation, louche vers la spéculation et la finance (c'est plus facile que de tenter de vendre des marchandises!), il révèle, par le fait même, sa limite interne: une abstraction concrète (oh éminemment concrète!) qui se perd dans ses fictions. Là-dessus, un extrait significatif d'un texte de Denis Collin, mis en ligne le 15 septembre sur le site de La sociale:
"Tout le discours sur la "nouvelle création de valeur" se révèle comme une gigantesque escroquerie intellectuelle. Les agents de propagande du grand capital répétaient que désormais, l'activité financière était la seule créatrice de valeur et que la production ne jouait qu'un rôle presque subalterne.  Alors que la productivité du travail stagne ou n'augmente que faiblement, tous les investisseurs exigent des ROI (retour sur investissement) de 15%, une norme insensée, sans le moindre rapport avec la plus-value réellement produite dans les secteurs productifs."
"La spéculation financière ne fait pas de miracle. Elle ne crée par une once de plus-value. Elle n'est qu'un moyen pour répartir entre les divers capitalistes ou apprentis-capitalistes la plus-value produite socialement. Si la sphère financière permet d'accélérer la rotation du capital, c'est seulement dans une certaine mesure et là encore les contraintes de la production finissent par s'imposer. L'économie-casino n'existe pas. Ce qui se passe  - et c'est déjà amorcé depuis un moment - c'est une réorganisation d'ensemble du régime d'accumulation du capital. La "libéralisation" initiée par Reagan et Thatcher (nous ne les prenons ici que comme emblèmes de quelque chose qui les dépasse et de loin) a permis des transferts de richesse colossaux vers les fractions dominantes du capital financier, transferts liés d'une part à la "titrisation" de la dette publique (voir sur ce sujet les travaux de François Chesnais) et d'autre part à l'offensive frontale contre le salaire ouvrier, offensive rendue possible et justifiée idéologiquement par la libéralisation. Recul, voir démantèlement des conquêtes sociales dans les pays avancés, transferts massifs de la production vers les zones à bas salaire du sud-est asiatique, de l'Europe de l'Est ou de l'Afrique du Nord. Mais le procédé n'a qu'un temps. En Chine aussi bien qu'en Europe de l'Est les salaires montent et on a même vu, quelle horreur!, les ouvriers de Renault-Dacia en Roumanie se mettre en grève pour des augmentations de salaires. Le secteur de la "high tech" n'est plus aussi profitable qu'avant. L'industrie des micro-ordinateurs commence à rencontrer des sérieuses difficultés, car la course à la baisse des prix va laisser quelques morts sur le pavé. L'un des géant du secteur, Dell, ne sent pas très bien et ce ne sont pas les mini-PC à prix cassés qui vont restaurer le taux de profit.

http://la-sociale.viabloga.com/news/lundi-noir

Et puis Francois Chesnais dont j'apprécie fortement les travaux, offre une analyse qu'on peut retrouver sur le site de Fondation Copernic

Crise financière : quelques détours par la théorie

La crise qui a éclaté en août 2007 dans le compartiment financier des prêts hypothécaires à risque élevé (subprime) clôt le cycle économique états-unien débuté fin 2002. En cela elle a, comme toutes les crises, un aspect conjoncturel. Mais elle a plusieurs dimensions structurelles importantes. C’est d’abord la plus sérieuse des « crises financières systémiques » nées de la libéralisation et de la mondialisation financières qui ont eu lieu depuis 1987. Les États-Unis, déjà siège du krach boursier de 2001, en sont de nouveau l’épicentre. Cette fois-ci ce n’est pas un marché de titres, le Nasdaq, qui en est le champ, mais le système bancaire.

Certains commentateurs évoquent 1929 et les crises bancaires en Allemagne en 1931 et aux États-Unis en 1932, pour souligner la gravité particulière de défaillances qui frappent le rouage critique de la création de crédit dans des pays clefs. Vient ensuite la chute du dollar. Ici on passe encore plus nettement du conjoncturel au structurel ainsi qu’à des processus révélateurs de l’érosion de l’hégémonie économique et financière des États-Unis, pas tant vis-à-vis de l’Europe, très affaiblie par les politiques néolibérales et divisée politiquement, qu’à l’égard de la Chine [1]. La crise éclate enfin au moment où les impacts sociaux du changement climatique (dont les rythmes semblent s’accélérer) se précisent, annonçant une phase de grande turbulence politique, sinon de chaos. Au moment aussi où la concentration de la propriété foncière et la destruction de production vivrières paysannes accentuées par la financiarisation et cautionnées sinon imposées par les politiques agricoles néolibérales, débouchent sur une crise alimentaire mondiale de très grande ampleur.

La tentative de fonder une phase longue d’accumulation sur les politiques néolibérales prend fin

Dans le livre III du Capital, Marx offre une piste de recherche éclairante, relative aux moyens successifs utilisés par le capitalisme pour surmonter les contradictions qui lui sont propres. La répétition des crises naît du caractère endémique de la suraccumulation (le surinvestissement en termes keynésiens) et de la surproduction. Elles sont consubstantielles au capitalisme, « la production (n’étant) qu’une production pour le capital et non l’inverse : les moyens de production (n’étant) pas de simples moyens de donner forme, en l’élargissant sans cesse, au processus de vie au bénéfice de la société des producteurs » [2]. Aux difficultés endémiques de valorisation du capital résultant de l’impossibilité de réaliser toute la valeur produite du fait même de l’asseoir sur l’appropriation du travail non payé, viennent s’ajouter celles tenant à la baisse du taux de profit. Celles-ci sont inhérentes à l’impossibilité de compenser longtemps la baisse de la valeur contenue dans chaque unité produite obtenue par l’augmentation de la productivité du travail moyennant l’accroissement des quantités vendues. Le capitalisme ne peut pas reconnaître l’existence de contradictions qui plongent leurs racines dans le rapport capital-travail. Il n’a donc cesse de trouver les manières de dépasser « les limites qui lui sont immanentes  ». Il y parvient, mais seulement « en employant les moyens, qui de nouveau, et à une échelle plus imposante, dressent devant elle les mêmes barrières ». Chaque tentative majeure fonde une périodisation, qui couvre le temps entre la mise en œuvre des moyens nouveaux et le moment où les limites se réaffirment, « à une échelle plus imposante ». L’idée peut jeter une passerelle entre la théorie marxiste de l’accumulation du capital en longue période et la notion régulationniste de « régime d’accumulation » [3]. Chaque tentative majeure du capitalisme pour surmonter ses limites verrait l’émergence d’un régime d’accumulation spécifique.

SOURCE: http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article183


Pour ce qui est avancé par l'establishment, entre autre le 700 milliards de $ par le gouvernement des États-Unis, ben, qui de mieux qu'un certain Chomsky qui déclare, entre autre:

"Such interventionism is a regular feature of state capitalism, though the scale today is unusual. A study by international economists Winfried Ruigrok and Rob van Tulder 15 years ago found that at least 20 companies in the Fortune 100 would not have survived if they had not been saved by their respective governments, and that many of the rest gained substantially by demanding that governments "socialise their losses," as in today's taxpayer-financed bailout. Such government intervention "has been the rule rather than the exception over the past two centuries", they conclude"
http://www.irishtimes.com/newspaper/opinion/2008/1010/1223560345968.html

Et, en contrepoint, des propositions de Frederic Lordon sur Dailymotion
http://www.dailymotion.com/video/x6vlwm_crise-financiere-131-flordon_news
http://www.dailymotion.com/video/x6vmfa_crise-finanaciere-132-flordon_news

Et une analyse sur le site de l'émission de Là bas si j'y suis: TITANIC FINANCIER







Par Christian Brouillard - Publié dans : Réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 06:26
du Collectif Échec à la guerre

À tous les candidats et candidates aux élections fédérales :

SUR LE RETRAIT DES TROUPES CANADIENNES DE L’AFGHANISTAN,
LA DÉMOCRATIE, C’EST POUR QUAND ?

À vous tous et toutes, qui aspirez à nous représenter au sein du Parlement, nous commençons par poser une question fondamentale en démocratie : que signifie cette « représentation », quand sur les grands enjeux qui préoccupent la majorité des citoyens et des citoyennes – dégradation environnementale, financement public inadéquat des programmes sociaux, fossé grandissant entre riches et pauvres et guerre en Afghanistan – les décisions politiques font évoluer les choses dans le sens contraire de ce que nous, la majorité, souhaitons ?

 

La guerre en Afghanistan est scandaleusement révélatrice à cet égard.  La prolongation de la participation canadienne à cette guerre jusqu’en juillet 2011, votée en mars dernier par la Chambre des Communes, bafouait ouvertement la volonté de la majorité de la population canadienne.  Il faut savoir qu’à l’exception des États-Unis, c’est également à l’encontre de la volonté de leur population que tous les pays occidentaux qui contribuent le plus d’effectifs à cette guerre – Royaume-Uni, Allemagne, France, Canada, Italie, Pays-Bas, Pologne (pays membres de l'OTAN) et Australie – continuent de s’y impliquer.  C’est contre la volonté des populations que des jeunes de tous ces pays tuent et se font tuer et que des sommes colossales y sont englouties.

 

Si vous êtes éluEs le 14 octobre prochain, nous vous demandons de respecter la volonté de la majorité et d’exiger le rapatriement immédiat des troupes canadiennes.

 

Suite aux pressions étasuniennes de la soi-disant « guerre contre le terrorisme »,  la politique étrangère du Canada a pris une tournure nettement militariste et le rôle de l’armée canadienne en Afghanistan est devenu strictement offensif.  Tout cela s'est fait sans débat public. Bien loin d'écouter la population qui s'oppose à la guerre, le gouvernement conservateur a récemment voulu garantir – à ses amis de Washington et de l'industrie de l'armement – ce virage guerrier pour les prochaines décennies.  Son plan, nommé « Stratégie de défense : le Canada d’abord »,  prévoit des dépenses militaires de 490 milliards de dollars pour les vingt prochaines années.  Ici encore, les premiers sondages sur ce sujet indiquent que la population canadienne est majoritairement opposée à ces dépenses astronomiques.

 

Si vous êtes éluEs le 14 octobre prochain, nous vous demandons d’exiger un débat public approfondi sur le rôle de l'armée canadienne, les équipements que ce rôle nécessite et les budgets requis.

 

Votre silence, pendant la campagne électorale, sur la participation canadienne à la guerre en Afghanistan et sur le virage militariste de la politique étrangère du Canada est inquiétant.  Sachez que nous n’accepterons pas que nos élus continuent à poser en partenaires fiables de la Maison-Blanche, des généraux de l'OTAN et des grands milieux d’affaires pro-guerre plutôt que de servir la volonté de la population canadienne.  Nous nous engageons à faire entendre notre voix pour que cette volonté soit respectée et que le Canada retire ses troupes d’Afghanistan maintenant.
Nous n'oublierons pas....

Et puis, un dernier appel

___________________________________

Appel de Richard Desjardins

À moins de cataclysme, les conservateurs vont sortir majoritaires aux élections (note: l'appel date du début du mois). C'est l'arrivée sur la plage d'une lame de fond qui se prépare
depuis longtemps. De longues années, les libéraux ont pu gouverner sans l'Ouest, jusqu'à en devenir arrogants pour tous. Le scandale des
commandites en est l'illustration précise. On dirait que la population juge qu'ils n'ont pas été assez punis. Et ce n'est pas l'arrivée d'un scout
vertueux à leur tête qui va changer quelque chose. Sa loi sur la clarté, il va la payer. Aujourd'hui, il n'y a pas encore une seule pancarte libérale à Rouyn-Noranda.

On aime ça, nous, des «chefs», des «quelqu'un-qui-sait-où-c'qui-s'enva». Alors là, on va être servis. Harper va évidemment faire le plein des voix chez lui, dans l'Ouest, et ramasser les votes de droite de l'Est du pays qui se terrent dans tous les partis. Ceux qui sont tannés d'entendre parler «social, environnemental, culturel» et qui se sentaient un peu coincés dans cette gang de sciences humaines pas d'maths, eh bien, ils vont se défouler. (En fait, tout a commencé avec la publication du fameux code de vie d'Hérouxville qui interdit la lapidation des femmes adultères mais ne semble pas proscrire l'inceste. Ni les coupes à blanc, ni les mégaporcheries.)

Aujourd'hui, ce qu'on veut, c'est de l'économique vaporisée d'eau bénite! Vous les avez vus émerger dans la campagne électorale, ce
monseigneur, ce cardinal, aux prises avec d'innombrables dossiers de pédophilie dans le placard et qui prétendent vouloir régenter les règles
sexuelles du bon peuple? Encore la semaine passée, sur le portail Internet de l'Archevêché de Montréal, il était écrit à la rubrique de la pensée du jour: «Le silence est le plus beau bijou de la femme, mais elle ne le porte pas souvent.»

Le phénomène est d'ailleurs répandu dans à peu près tout l'Occident. Les Italiens ont élu Berlusconi, une crapule financière notoire, propriétaire de chaînes de télé majeures. Le nouveau président français Sarkozy est devenu le caniche du pape et festoie ouvertement avec les richissimes de son pays. Il appelle son mouvement la «droite décomplexée».

Et la droite décomplexée, ça sort la strap. Ça met en prison pour la vie des kids de quatorze ans qui ont perdu la tête à un moment donné. Ça laisse un ressortissant juvénile canadien se faire juger en cour martiale américaine à Guantanamo. On a senti la virulence de cette droite dans
l'affaire des «Artisses». Alors qu'il sait très bien que 80% des artistes ne gagnent pas 20 000 $ par année, Harper continue de justifier sa coupure de 45 millions en affirmant qu'il n'a pas à payer des robes de gala. Or, ce sont des écoles de formation - multiplicatrices de jobs - qui passent à la trappe. Mais varger sur ce petit groupe bruyant et qui ne votera jamais pour lui, c'est winner, ça permet d'aller chercher ces précieux votes qui lui manquent pour obtenir la majorité et aussi, ça fait oublier qu'au même moment où sa ministre faisait la job de bras dans les subventions, il achetait des hélicoptères militaires (292 M$) pour continuer sa guerre dont la majorité de la population ne veut pas.

Au fait, on n'en parle plus beaucoup de la guerre en Afghanistan. J'aurais une question comme ça en passant: Si la mission est d'aller
rétablir la démocratie là-bas, pourquoi on n'attaque pas le Soudan, le Zimbabwe, l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine et la Russie?

Soyons sérieux. Parlons d'économie maintenant puisqu'on arrive en fin de campagne. Parce qu'au fond, comme j'ai entendu dire cette semaine, ce n'est pas l'environnement qu'on veut réellement sauver, mais les jobs.

Comme si ces réalités n'étaient pas reliées. Pour simple exemple, l'extraction massive du pétrole bitumineux d'Alberta acidifie tout le territoire canadien à l'est. De cela, pas un mot. Des jobs, des jobs, tousuite pis là. J'ai fait une tournée cet été au Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord: alumineries, papetières, grosses scieries, mines de fer, puis chez moi, fonderie de cuivre. La presque totalité de ces entreprises sont désormais sous contrôle étranger. À Fermont, ce sont des Indiens qui engrangent un million par jour de profit. Pas des Indiens de Betsiamites,
des Indiens des Indes. À Rouyn-Noranda, ce sont des intérêts suisses allemands qui ronnent la bizness. Tout ce qui reste de ressources
naturelles est américain. Sauf l'Hydro. Fiou! Thank you René.

Et quand profit il y a, la porte de l'évasion fiscale reste grande ouverte: des montants astronomiques, dont une seule miette récupérée suffirait à maintenir de très bons budgets culturels! Cette grande dépossession généralisée devrait pourtant constituer le coeur du débat électoral canadien. On dirait que tous les chefs de parti ont l'air sonnés devant le phénomène. Et moi aussi.

Plus Bush que Bush, Harper, majoritaire, va légiférer sans cesse en fonction de ses intérêts immédiats: ceux de la Chambre de commerce du
pétrole de Calgary. Bloquons lui la route et construisons la nôtre. Malgré le PQ, complètement perdu dans son suicide.


 



Par Christian Brouillard - Publié dans : Réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 23:36

Bon, y a pas que le pétrole, les crises financières, la pluie ou les poètes qui disparaissent. Il y a aussi les flingues et la misère. Curieusement, ces temps-ci, cela se concentre au Moyen Orient....

One Million Weapons to Iraq; Many Go Missing

by Pratap ChatterjeeSpecial to CorpWatch
September 22nd, 2008
 

 

 

Clandestine gun suppliers, funded by the U.S. and Iraqi governments, have flooded Iraq with a million weapons since 2003, charges a new Amnesty International investigation. Because of faulty or non-existent government tracking systems, many of those guns have gone missing, and some have turned up in the hands of insurgents.

Contracts with one of these companies, Taos Industries, account for almost half of the $217 million Baghdad and Washington have officially spent to arm the Iraqi army, police and security forces employed by various Iraqi ministries.

Taos was founded in 1989 by a former U.S. intelligence official in Madison, Alabama, to traffic Soviet weapons systems after the fall of the Berlin Wall. In October 2006 Taos was sold to a company controlled by the Sultans, a powerful Kuwaiti family that also controls billions of dollars worth of contracts for food supply and heavy equipment deliveries to U.S. bases throughout Iraq.......

SOURCE: http://www.corpwatch.org/article.php?id=15184

Une étude globale sur le commerce d'armes et les droits humains par Amnistie internationale:

http://www.amnestyusa.org/document.php?id=ENGUSA20080917002&lang=e

Voilà pour les flingues. Une manière d'exporter "l'American way of life" si l'on veut...( Voir ou revoir Bowling for Columbine de M. Moore).


Et puis la misère....

Lettre de Naplouse

En Cisjordanie, les dégâts de l’occupation israélienne

lundi 6 octobre 2008, par Emmanuel Riondé

Une lente strangulation. C’est ce que subissent depuis huit ans les habitants de Naplouse, plus importante ville de Cisjordanie, cernée de checkpoints, même lorsque l’armée israélienne semble avoir atteint ses objectifs « sécuritaires ». Les plus démunis, vivant dans les camps de réfugiés et la vieille ville, éprouvent des difficultés grandissantes à assurer le quotidien. Au plan psychologique, l’occupation, avec son cortège d’humiliations et de brutalités, fait des ravages.


LA SUITE: http://blog.mondediplo.net/2008-10-06-En-Cisjordanie-les-degats-de-l-occupation
Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 01:25
Cet été, il n'y a pas eu que cette flotte qui nous a tombé sur la tête, il y a eu la guerre: l'implication russe dans le conflit entre l'Ossétie du sud et la Georgie. Curieusement, les va-t'en-guerre de Washington ont redécouvert le droit international....

Russia, Georgia & the U.S.: A Double Standard in Action

October, 01 2008

With the short Russian war on Georgia, the U.S. mainstream media rushed to the barricades in a now familiar and routine manner, as in their usual service supporting the invasion-occupation of Iraq and their portrayal of the "huge threat" posed by Iran's nuclear program. Of course, Russia's attack and occupation did differ from that of the United States in Iraq in a number of ways. For one thing, Georgia borders on Russia and has been armed and its military trained by powers not friendly to Russia (the United States and Israel). The national security threat it poses to Russia as a client of these foreign powers is not negligible. In contrast, Iraq had been effectively disarmed and was not a client of a threatening foreign power—hence its national security threat to the United States was negligible.

A second and closely related point is that the Western arming of Georgia and U.S. effort to get it into NATO has been part of a larger program that has seriously jeopardized Russian national security. In allowing East Germany to join West Germany in 1990, Soviet President Gorbachev had received an assurance from U.S. Secretary of State James Baker that NATO would not expand "one inch" eastward, let alone incorporate all former Soviet clients into a Western military alliance. Not only was this promise violated, but the United States has aggressively intervened in the political affairs of a number of ex-Soviet states on Russia's southern flank and established bases in several of them, again posing a national security threat to Russia. More recently, the United States has even negotiated for the establishment of anti-missile bases in the Czech Republic and Poland, purportedly to protect against Iranian nuclear missiles that don't exist and would not threaten the host countries even if they did exist. Again, by contrast, Iraq did not have any anti-U.S. program and was not part of an alliance that posed any national security threat to the United States.

http://www.zcommunications.org/zmag/viewArticle/18994




Il s'agit encore du pétrole

 

Michael Klare

Lorsqu'ils commentent la guerre dans le Caucase, la plupart des analystes américains ont tendance à la considérer comme une survivance du passé, comme le prolongement d'une vendetta vieille de plusieurs siècles entre les Russes et les Georgiens, ou, au mieux, comme faisant partie des reliquats de la Guerre Froide. Ils ont été nombreux à évoquer le désir de la Russie d'effacer l'«humiliation» nationale subie suite à l'effondrement de l'Union Soviétique, il y a 16 ans, ou de rétablir sa «sphère d'influence» historique sur les territoires du Sud. Mais, en fait, ce conflit concerne davantage l'avenir que le passé. Il provient d'une immense lutte géopolitique sur l'acheminement de l'énergie de la mer Caspienne en direction marchés occidentaux.

http://www.alencontre.org/Russie/RuGeorgieKlare08_08.html


Dans le tintamarre, on oublie que trop souvent les traces des Révolutions passées:

La «révolution de la parole»

En ces jours euphoriques du printemps 1917, les nouveaux gouvernants rêvent de faire de la Russie «le pays le plus libre du monde». En quelques semaines, le gouvernement provisoire prend un train de mesures spectaculaires: libertés fondamentales, suffrage universel, amnistie générale, abolition de la peine de mort, suppression de toute discrimination de caste, de race ou de religion, reconnaissance du droit de la Pologne et de la Finlande à l’autodétermination, promesse d’autonomie pour les minorités nationales. Néanmoins, personne ne songe à mettre ces mesures démocratiques, authentiquement révolutionnaires dans un pays qui vient de rompre brusquement avec des siècles d’autocratie, au crédit du gouvernement: le seul triomphe de la révolution les a rendues, du jour au lendemain, évidentes.

Dans ce climat d’euphorie libératrice, la politique envahit tout. C’est le triomphe du meeting permanent, le «mitingovanié», véritable fête de libération. «On ne pouvait pas acheter un paquet de cigarettes, prendre un fiacre, écrira dans ses souvenirs Constantin Paoustovski, sans être entraîné dans une discussion politique. Les serveurs de café et les domestiques vous demandaient des conseils sur la manière dont il faudrait voter. Tous les murs de la ville étaient couverts d’affiches annonçant un meeting, un congrès, une réunion, un programme électoral, et pas seulement en russe, mais en polonais, en lituanien, en yiddish… La perspective Nevski s’était transformée en une sorte de Quartier latin. Des vendeurs de livres occupaient le trottoir en rangs serrés, proposant à la criée des pamphlets sensationnalistes sur Raspoutine, Nicolas II ou Lénine, le programme agraire des socialistes-révolutionnaires qui expliquait combien de terre chaque paysan recevrait…» 

Extrait de "Il y a 90 ans, février-mars 1917.
Une révolution oubliée" par Nicolas Werth
 
http://www.alencontre.org/Russie/RevoRusseWerth03_07.html
Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 23:16

Il n'y a pas que les poètes qui passent, le capital financier, aussi, semble dans une mauvaise... passe. Près de trépasser ? N'allons pas trop vite mais il est rigolo de voir que certains de ceux qui connaissent bien les ficelles de l'arnaque, dont George Soros, aient essayé de tirer la sonnette d'alarme. Il faut croire que le profit rapide rend sourd...
Donc, en avril 2008 (déjà), Soros déclarait que la crise des subprimes, loin de résorber, allait s'aggraver:

George Soros : le pire est à venir

L’homme d’affaires, devenu « philanthrope » grâce aux milliards gagnés au détriment des citoyens Britanniques et Thailandais en spéculant contre leurs monnaies, juge que la crise, loin d’avoir atteint son plein effet, va encore s’aggraver. Pour lui, la méfiance régnant à l’heure actuelle sur les marchés ne se dissipera pas avant que les autorités n’aient régulé les instruments financiers.

LA SUITE: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1900



Catastrophe ? Peut-être, Naomie Klein, dans son dernier livre La Stratégie du choc. La Montée d’un capitalisme du désastre montrait bien que le capital avance à coup de désastres, "naturels" ou pas. Alors, une nouvelle avancée du vampire ? Pas si sûr...

 

 

 

 

Au bord du gouffre, par Paul Krugman

Voilà deux semaines que les très mauvaises nouvelles se succèdent à un rythme accéléré. Des secteurs entiers des marchés du crédit sont à l’arrêt. Les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle s’aggravent de jour en jour. La crise menaçant d’échapper à tout contrôle, il faudrait agir résolument et rapidement. Pourtant, les responsables du moment ne sont pas à la hauteur de la situation et quatre mois nous séparent encore de l’entrée en fonction de la nouvelle équipe à la Maison Blanche. Quatre mois durant lesquels pas mal de choses peuvent - et vont sans doute - mal tourner, avertit Krugman.

LA SUITE: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2220

Frédéric Lordon : « pour en finir avec les crises financières »

« Quand le bégaiement de la finance libéralisée est à ce point bruyant, la compulsion de répétition à ce point visible, et que reviennent sans cesse, sous des formes à peine modifiées, les mêmes catastrophes de l’instabilité et de l’incurie financières réunies, il ne reste plus aux amis des marchés que les arguments du quiétisme philosophique, puis celui de l’histoire longue, bref le registre de la sagesse - mais surtout à l’usage des autres. Avec le fatalisme équanime et distingué de ceux qui n’ont jamais eu à souffrir de la fatalité, l’hebdomadaire The Economist, tout entier acquis à la cause des marchés, décline le registre du « c’est ainsi » : « la crise est le prix de l’innovation » (1), « les financiers ont découvert qu’ils avaient créé des risques qu’ils sont incapables de maîtriser. Ça n’est pas une raison pour condamner globalement le système : il est bien trop utile » (2) , et tout cela dit avec un impeccable flegme - en fait celui de qui n’a jamais eu à payer les pots cassés. « Comme le reconnaît M. Paulson, une meilleure régulation ne nous évitera pas une explosion tous les cinq ou dix ans. À ce moment-là se feront de nouveau entendre des clameurs de changement (3) » - il faut donc que les victimes du credit crunch, entreprises conduites au dépôt de bilan faute de renouvellement de leurs crédits et salariés laissés sur le carreau, apprennent un peu à devenir philosophes et à enfin acquiescer au cycle des saisons financières, qu’on ne changera pas davantage que celui des révolutions cosmiques. Dans sa profonde sagesse The Economist fait preuve d’indulgence par anticipation : il y aura inévitablement « des clameurs », mais n’est-ce pas le prix - bénin - à payer de s’adresser à la foule immature et braillarde ?

http://www.humanite.fr/2008-09-25_Tribune-libre_Frederic-Lordon-pour-en-finir-avec-les-crises-financieres

http://media.la-bas.org/mp3/080930/080930.mp3


Et puis, boom.... ?

Par Christian Brouillard
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 19:39

Ce qu'il y a d'embêtant à travailler avec Firefox, bien meilleur navigateur que Explorer, c'est que quelque fois, certaines fonctions - comme sur ce blog - ne fonctionne pas. Alors, suite du précédent article, voici un petit texte que j'ai écrit pour la revue À Bâbord! (site de la revue) à l'occasion du départ de ce grand poète qu'était Mahmoud Darwich:

OÙ VIT LA POÉSIE ?

« La terre nous est étroite » écrivait le poète palestinien Mahmoud Darwich. Le temps, aussi, se mesure chichement. À peine avons-nous vécu, qu'il nous faut partir. La mort, l'exil... Darwich est parti le 9 août 2008, dans l'arrachement définitif. Imaginons alors un flic existentiel rédiger sa fiche d'identité : « Mahmoud Darwich : Poète national palestinien, né en 1941 en Galilée, expulsé avec sa famille en 1948 vers le Liban, retourne clandestinement vers son village natal pour découvrir qu'il a été rasé. S'enfuit en 1971 pour l'Égypte et rejoint l'OLP. En 1988, il rédige la déclaration d'indépendance du peuple palestinien et intègre le comité exécutif de l'OLP jusqu'en 1993 où il démissionne pour protester contre les accords d'Oslo. Il s'était installé à Ramallah, en Cisjordanie, depuis 1995 ». Darwich, avec la concision poétique, avait déjà réglé cette formalité bureaucratique dans son célèbre poème Identité : « Inscris ! Je suis arabe... ».

Pourtant, il n'était pas que cela : « Je suis un poète palestinien, mais je n'accepte pas d'être défini uniquement comme le poète de la cause palestinienne ». De fait, la poésie refuse de se laisser « ficher » dans des petites cases pré-établies car elle est, au même titre que cette vie, un EXCÈS. Ce caractère excessif du langage poétique rentre ainsi en confrontation avec une réalité cruelle et désespérément privé de sens : « Entre Rita et mes yeux / s'interpose un fusil... ».

À la fin, cependant, le poète meurt. Mais pas la poésie car cette dernière continue à vivre au creux de nos existences, au sein de nos paroles.

Quelques livres de Mahmoud Darwich :

  • Comme des fleurs d'amandier ou plus loin, Paris, Sindbad/Actes Sud, 2007
  • Le lit de l'étrangère, Arles, Actes Sud, 2000
  • La terre nous est étroite, et autres poèmes, Paris, Poésie/Gallimard, 2000

 

Sur cette terre

Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : l'hésitation d'avril, l'odeur du pain à l'aube, les opinions d'une femme sur les hommes, les écrits d'Eschyle, le commencement de l'amour, l'herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte et la peur qu'inspire le souvenir aux conquérants.

Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l'heure du soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d'un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu'inspirent les chansons aux tyrans.

Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.
Mahmoud Darwich


Par Christian Brouillard
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 19:03
"J'ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant
il y a longtemps que je ne m'étais revu...
Je ne suis pas revenu pour revenir
je suis arrivé à ce qui commence
"
Gaston Miron
L'homme rapaillé
Liminaire


Il y a bien deux ans que je n'ai pas retouché à ce blog. Lassitude, travail, ennui aussi face à ce grand trou noir qu'est le net, bref, tout cela conjugué a fait en sorte que j'ai laissé dériver ce petit bout de cyberespace à son sort. Comme écrivait Julio Cortazar: "Un véritable écrivain est quelqu'un qui tend l'arc à fond tandis qu'il écrit et qui le suspend à un clou pour aller boire un verre avec des amis.La flèche est bien en route dans l'air et se plantera ou non dans la cible; seuls les imbéciles pourront prétendre modifier sa trajectoire ou courir après elle pour lui donner de petites impulsions supplémentaires en lorgnant du côté de l'éternité..." J'avais donc décidé de laisser cette flèche voler où bon lui semblerait. Mais voilà, le démon de l'écriture m'as repris ainsi que ce désir de redevenir un passeur (très modeste) de quelques flammes. Il est vrai que l'époque est, décidément, très exigeante: culture à rabais, crises environnementales et économique, montée d'une droite assi arrogante que bête, désarrois... Bon, la liste serait longue. Et puis le départ de certains qui tentaient d'arracher un peu de sens à ce magma de bruits et fureur. Soulignons alors les décès, cet été, de Mahmoud Darwich et de Youssef Chahine



Par Christian Brouillard - Publié dans : Réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /2007 22:08

Ce billet veut donner quelques compléments d'information au précédent article. D'abord, le texte de Peter Watkins se retrouve en ligne sur le site perso du cinéaste: PETER WATKINS, FILMAKER AND MEDIA CRITIC. Le texte sur les médias audiovisuels de masse a été publié en francais aux éditions Homnisphères. Et puis, on retrouve, sur Dailymotion, un video de Watkins sur le pouvoir des mass-médias, la mondialisation , la monoforme...

Il n'y a pas d'acte qui soit tout à fait gratuit ; même pas le don de soi-même.
[ Emmanuel Boundzéki Dongala ]
Extrait de Un fusil dans la main, un poème dans la poche
 
 
Le site ALTERNET nous donne ses 10 meilleurs textes de l'année 2006:

10. Bush's Petro-Cartel Almost Has Iraq's Oil
By Joshua Holland, AlterNet
Even as Iraq verges on splintering into a sectarian civil war, four big oil companies are on the verge of locking up its massive, profitable reserves, known to everyone in the petroleum industry as "the prize."

9. Stephen Colbert: New American Hero
By Don Hazen, AlterNet
When Colbert turned up the heat on Washington's elite, he revealed the big split between those basking in power and those fighting for change.

8. Where Bush's Arrogance Has Taken Us
By Jim Hightower, Hightower Lowdown
An illegal war, a long list of eroded rights, and a country run by and for the benefit of corporate campaign donors -- all courtesy of the imperial presidency.

7. Lobbying for Armageddon
By Sarah Posner, AlterNet
Some influential evangelical leaders are lobbying for an attack on Iran. But it's not about geopolitics -- it's about bringing about the End Times.

6. Why Religion Must End
By Laura Sheahen, Beliefnet
A leading atheist says people must embrace rationalism, not faith -- or they will never overcome their differences.

5. Tyranny of the Christian Right
By Michelle Goldberg, AlterNet
The largest and most powerful mass movement in the nation -- evangelical Christianity -- has set out to destroy secular society.

4. Could Bush Be Prosecuted for War Crimes?
by Jan Frel, AlterNet
A Nuremberg chief prosecutor says there is a case for trying Bush for the 'supreme crime against humanity, an illegal war of aggression against a sovereign nation.'

3. Iraq's War Porn
By David Swanson, Tomdispatch.com
We believe the war would end if the media showed more images of the human horrors in Iraq, yet we turn away when they're placed in front of us. Not anymore.

2. Men Who Love Burgers and Loathe Sex
By Susie Bright, HuffingtonPost.com
There's an unhappy host of young men who seem to have soured on the mating game -- but why?

1. Top 10 Signs of the Impending U.S. Police State
by Allan Uthman, Buffalo Beast
From secret detention centers to warrantless wiretapping, Bush and Co. give free rein to their totalitarian impulses.

__________________________________________________
 
LES ÂMES QUI CHAVIRENT…
 
L’eau
L’eau n’a plus de mains
Ou
C’est les mains qui n’ont plus d’eau
Car cela fuit de toutes les pores du temps

                                                                        ____________________________________________
 
La prison et ses gardiens

Dr Mustafa Barghouti
publié le jeudi 9 novembre 2006.

Nous devons ne pas oublier que si grandes soient les prisons dans lesquelles nous vivons actuellement, nos villages et nos villes, ce ne sont que des prisons. Et la seule façon d'abattre les murs de ces prisons, pour nous, c'est de travailler ensemble.

Quand on est Palestinien, on sait ce qu'est une prison. Tous ceux qui sont allés en prison savent que les prisonniers sont souvent autorisés à se partager l'espace d'une salle et même à se battre pour un coin de gazon du moment que le gardien conserve le contrôle absolu des serrures et des clés, des portes et des murs. Pour le gardien, la seule question c'est de pouvoir pénétrer dans la salle quand il le veut et de garder les détenus bien en main. Rien n'est plus triste que des détenus devenus si absorbés par leur dispute pour un bout de gazon qu'ils en oublient leur situation réelle : ils sont en prison et donc, sans pouvoir.

Tous ces sept derniers mois, c'est ce qui arrivé dans les Territoires occupés ; le Fatah et le Hamas étaient si occupés à se bousculer l'un et l'autre qu'ils en ont oublié le reste.

Pendant ce temps, les forces d'occupation ont intensifié leurs agressions dans la violence, développé les constructions dans les colonies, poursuivi celle du mur de séparation raciale, et continuer à modifier les démographies et les frontières à Jérusalem. Les Israéliens sont en train de détruire toutes les chances d'un Etat palestinien indépendant, et nous, nous sommes trop occupés pour parler d'une seule voix.

Les forces d'occupation nous ont mis dans des prisons de différentes tailles. Certaines sont petites comme des cellules, comme à Al-Noaman et Qalqilya. Certaines sont plutôt comme une salle, comme à Betlhéhem et Naplouse. D'autres sont plus grandes, comme dans la Bande de Gaza. Dans ces prisons, nous continuons à nous battre et à nous invectiver. Nous continuons à nous battre pour un pouvoir imaginaire, un pouvoir qui est totalement contrôlé par nos occupants.

L'occupation approche de sa 40è année et elle a perfectionné son système d'oppression raciste. Cependant, comme nous sommes toujours divisés, nous restons incapables de contrecarrer ses plans. Les autorités d'occupation ont mis la main sur les salaires des employés du gouvernement, personne n'a élevé la voix pour protester. Au contraire, nous nous sommes renvoyés, les uns sur les autres, la responsabilité des conséquences. Chacun sait que le total de l'argent palestinien dont se sont emparé les forces d'occupation, injustement et en violation des accords antérieurs, monte à 550 millions de dollars US - plus qu'assez pour assurer tous les salaires non versés.

Les donateurs de l'Est comme de l'Occident rivalisent pour augmenter nos services de sécurité. Maintenant, nous pouvons rentrer dans le Guiness des records mondiaux, nous sommes le seul gouvernement au monde dont les services de sécurité (plus de 81 000 personnes) sont plus importants que les autres services publics. Et pourtant, nous n'avons aucune sécurité ni aucune paix. Pire encore, nos services de sécurité sont utilisés comme des milices, une situation qui est incontestablement humiliante.

D'habitude, nous critiquons le budget palestinien parce qu'il affecte 20 % de ses dépenses à la sécurité, 0,8 % à l'agriculture et 9 % à la santé. Mais maintenant, c'est pire encore. Le nouveau budget - une fois applicable et si le siège s'arrête - allouera 33,5 % à la sécurité, 0,7 % à l'agriculture et 7 % à la santé.

L'ancien Conseil législatif a été marginalisé. Mais notre réaction à l'enlèvement de 40 membres du nouveau Conseil législatif fut de mettre ses activités au point mort. Ces conflits entre factions qui nous paralysent nous ont empêchés d'arriver à la moindre solution contre les actes antidémocratiques de la puissance occupante.

Pendant la première Intifada, nous avions l'habitude de défier l'occupant. Nous organisions des aides médicales, au nez d'Israël, nous soignions les blessés et nous nous occupions des malades. Quand Israël fermait les écoles et les universités, nous organisions des comités d'éducation populaire. Quand les autorités d'occupation faisaient des arrestations, nous créions des centres médicaux et des classes à l'intérieur des prisons. Maintenant, nous fermons nos écoles nous-mêmes. Et certains d'entre nous ne ressentent aucune pitié à la vue d'une pauvre femme qui a besoin de soins pour mettre au monde son bébé.

Malgré le siège et les prisons - et à un moment où nous n'avions aucun gouvernement - personne n'avait souffert de la faim pendant la première Intifada, grâce aux plans sociaux et à l'assistance organisée. A l'heure actuelle, des milliers de gens ne peuvent nourrir leurs enfants pendant que d'autres prennent du ventre et touchent des salaires incroyablement élevés - par des structures locales - en travaillant pour des agences étrangères.

Israël a tiré les leçons de ses échecs de la première Intifada. Il est parvenu à détourner notre attention avec les Accords d'Oslo et ses annexes. Puis, il a changé les règles du jeu pour diaboliser notre juste combat et dénigrer nos valeurs humaines. Maintenant, il nous faut prouver au monde notre bonne conduite chaque jour qui passe. Et au lieu de se tenir ensemble face à cette injustice grave, certains d'entre nous se plaisent à prouver que ce sont nos compatriotes qui ont tort.

Toute la stratégie d'Israël se fonde sur la dénaturation du fond de notre combat et la manipulation des lois et des normes internationales. Israël veut requalifier les territoires occupés en territoires disputés. Israël veut faire passer notre combat légitime contre l'injustice pour des actes de terrorisme. Israël veut que les responsabilités retombent non pas sur l'occupation, mais sur les victimes de l'occupation. Et pourtant, les conceptions israéliennes sont en train de s'infiltrer dans notre culture politique. Quelques-uns d'entre nous ont honte maintenant d'affirmer nos droits à défendre notre dignité et à résister. Quelques-uns d'entre nous veulent capituler au lieu de chercher à comprendre et à changer la réalité.

En ce moment où nous avons besoin d'une stratégie et d'une action unifiées, où nous devons tirer parti de l'échec d'Israël au Liban, où il suffit de la seule visite d'un journaliste sur les murs de l'occupant pour faire constater l'inhumanité d'Israël, les médias du monde sont focalisés sur nos conflits internes.

Je l'ai déjà dit, et je le dirai encore une fois. Il n'y a aucun autre moyen pour avancer qu'une direction nationale unifiée. Nous devons convenir, même temporairement, d'une même visée. Nous avons besoin d'un gouvernement d'unité nationale - que ce soit avec des factions, des technocrates ou des indépendants. Le plus important, c'est que le gouvernement soit uni.

Nous avons besoin de structures unifiées pour faire face au conflit, défendre nos droits, forcer le siège et protéger notre peuple et notre nom, face au jugement sévère de l'histoire. Il nous faut ne pas oublier que le conflit n'est pas entre nos factions, mais entre notre peuple et les forces de l'occupation, l'injustice et la répression.

Nous devons ne pas oublier que si grandes soient les prisons dans lesquelles nous vivons actuellement, nos villages et nos villes, ce ne sont que des prisons. Et la seule façon d'abattre les murs de ces prisons, pour nous, c'est de travailler ensemble. Ceux qui nous assiègent doivent savoir qu'ils ne peuvent nous diviser. Nous devons nous unir dans notre visée, même si nous divergeons sur des opinions. Nous devons détacher nos yeux de ce point qui nous rend incapables de voir les check-points, les arrestations quotidiennes et les incursions répétées, et le sourire de satisfaction sur la face de nos tortionnaires et de nos oppresseurs.

L'auteur est membre du Conseil législatif palestinien et secrétaire général de l'Initiative nationale palestinienne (INP).

Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Catégories

Texte libre

 

 

 

 

UNE ÉTUDE SUR LA FABRICATION SEXUÉE DES GOÛTS CULTURELS PAR SYLVIE OCTOBRE:
LA FABRIQUE SEXUÉE DES GOÛTS CULTURELS




LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE DE GUY DEBORD

 

ESSAI D'UN GLOSSAIRE NÉO-LIBÉRAL

 

 

 

LES APHORISMES D'ANNE ARCHET

 

UN SITE FORT INTÉRESSANT DE L'AMI ET PEINTRE SYLVAIN BAZINET

UN BLOG PAS MAL (LOIRE DES ARTS)

 

SUR L'HISTOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER ET SOCIALISTE EN ESPAGNE DE 1970 À 1984 (en espagnol)


 

LE GRAND SOIR: journal alternatif d'information militante

 

Sur les questions de pauvreté urbaine et de gentrification, une recherche que j'ai piloté dans le Grand-Plateau:

PORTRAIT STATISTIQUE DU GRAND-PLATEAU ET PAUVRETÉ

 

CAHIER HABITATION GRAND PLATEAU


CAHIER PAUVRETÉ GRAND PLATEAU


et un texte publié dans l'édition du 15 juillet 2004 du Devoir:

QUAND TOUT CE QUI BRILLE N'EST PAS OR



 


Scott Ritter, ancien inspecteur de l'ONU en Iraq, pour le désarmement (1991-1998) a écrit un texte lumineux sur les après-élections en territoire iraquien. SUR ALTERNET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme disait Ferré, "Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui."

 

W3C

  • Flux RSS des articles

Images aléatoires

  • monica.jpg
  • jean-charest.jpg
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus