POELITIQUE
Un "blog" poélitique parce que le poème et le politique sont deux frères séparés que le réel réunit sans cesse...
POELITIQUE Le poème est l'amour realisé du désir demeuré désir René Char"Although much of the commentary in the U.S. press and from U.S. officials has questioned the large size of this result, it is important to note that the figure of 100,000 (98,000 actually) was reached only after excluding results obtained in the region of Fallujah, where so much fighting has taken place over the past year.
When the Fallujah sample is included, the estimate of excess deaths rises to 200,000."

Un "blog" poélitique parce que le poème et le politique sont deux frères séparés que le réel réunit sans cesse...
Dans le précédent article, je parlais du livre de Dominique Baqué, Pour un nouvel art politique. Pour mieux se retremper dans un cinéma sans concessions (ou si peu... à vous de juger), où le réel n'est pas donné à voir comme simple naturalité mais comme production de l'oeuvre, il faut revenir aux traces du passé et des précurseurs. On peut télécharger le film de Dziga Vertov, L'homme à la caméra (1929) sur le site suivant: INTERNET ARCHIVE
À la suite, on peut visionner, sur Youtube, le film La jetée de Chris Marker (inspiration du film de T. Gillian, L'armée des douze singes)
Et puis, grand cru pour complèter le tout, le classique de Peter Watkins, War game, ou les effets d'une attaque nucléaire sur la Grande-Bretagne (une continuité avec La jetée...). Histoire d'en rajouter, un extrait, toujours de Watkins, de son film sur la Commune de Paris.
Un extrait d'un texte de Peter Watkins sur la crise des médias audiovisuels de masse:
This crisis - the lack of awareness of alternative ways of conceiving or using the mass media - is now very broad, especially at the university level, and reaches far beyond the confines of media and cultural studies departments. We need to consider the immense possibilities for genuinely critical media education within the teaching of history, politics, law, languages, social sciences, literature, art, drama, and environmental studies, in order to understand what is missing today; to grasp the scale of the lack of critical media thinking throughout the education system, and thence to comprehend the enormity of the problem. In other words, it is a crisis facing not just the media or cultural studies student, but all students passing through secondary and tertiary education. Many people have indeed asked why critical media education should not also exist at the primary school level?
Bon, on y revient toujours à cette volonté de communiquer, d'échanger, de commercer.... y a que cela de nos jours: communiquer! Je n'y ai pas tellement sacrifié depuis six mois à cette exogence de communiquer. Et pour cause (toujours...)... Peut-être faut-il se taire un temps, histoire de ruminer comme l'écrivait Nietzsche
Mais en cette fin d'année, tirons un trait et, ne serait-ce qu'un moment, remémorons-nous...
Et l'image ci-dessus ne peut que nous ramener au souvenir de Syd Barrett, ancien musicien de Pink Floyd, disparu en 2006
La lucidité... Voilà ce qui manque... « L'humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre. »
[ Walter Benjamin ] - Extrait des Essais
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Et puisqu'on parle de lucidité et de destruction, l'année 2006 n'a pas a rougir en terme de carnages et de désolation. Et d'abord au Proche-Orient....
Samedi, 29 juillet 2006
Marée noire au Liban :
La plus grande catastrophe écologique en Méditerranée
Le bombardement par l'aviation des forces d'occupation des
réservoirs de pétrole de la centrale électrique de Jiyé, au Liban
sud, a entraîné "la plus grande catastrophe écologique en
Méditerranée", a affirmé samedi 29 juillet le ministre libanais de
l'Environnement.
"Jusqu'à présent, 10.000 à 15.000 tonnes de brut se sont déversées
dans la mer et c'est incontestablement la plus grande catastrophe
écologique qu'a connue la Méditerranée", a assuré M. Yacoub Sarraf.
Les réservoirs de la centrale électrique de Jiyé, à quelque 25 km au
sud de Beyrouth, ont été bombardés le 14 juillet. A l'heure
actuelle, la fuite a cessé dans un réservoir mais un autre est
toujours en feu et risque d'exploser. Les réservoirs se trouvent à
25 mètres seulement de la mer.
"Jusqu'à présent, les grands accidents écologiques ont eu lieu dans
les océans et c'est la première fois qu'une marée noire se produit
dans une mer fermée. Il ne faut pas se faire d'illusions, elle
risque d'avoir des conséquences terribles non seulement pour le
Liban mais pour tous les pays de la Méditerranée orientale", a
assuré le ministre.
Selon lui, le nettoyage des côtes libanaises -qui ne peut commencer
qu'après l'arrêt des bombardements- devrait coûter entre 45 et 50
millions de dollars et pourrait être terminé d'ici l'été prochain.
La marée noire touche aujourd'hui le tiers de la côte libanaise,
soit 70 km sur 220. Les galettes de pétrole ont atteint la rive
entre Jiyé et Beyrouth au sud et entre Tabarja à Chekka au nord.
"Si rien n'est fait, non seulement un autre tiers sera touché car
les courants vont vers le nord, mais également Chypre, la Syrie, la
Turquie et la Grèce et même Israël", a certifié le ministre. "La
faune et l'écosystème de la Méditerranée risquent de pâtir durement
et certaines espèces sont menacées de disparition", s'est alarmé M.
Sarraf.
Le ministre a indiqué qu'en raison du blocus maritime des forces
d'occupation, il était impossible d'envoyer des équipes en mer pour
lutter contre ce fléau. "J'ai lancé un appel à la Grande-Bretagne,
l'Italie, l'Espagne, les Etats-Unis, tous les pays qui ont subi déjà
une marée noire, pour leur demander une assistance technique car
nous ne pouvons pas agir tout seul", a-t-il confié.
Le Koweït a envoyé 40 tonnes de matériel permettant de coaguler le
pétrole et des tapis qui absorbent les produits pétroliers.
L'UE a annoncé vendredi 28 juillet qu'elle allait envoyer du
matériel spécialisé et des experts.
Outre la marée noire, a souligné M. Saraf, l'incendie des réservoirs
de Jiyé a entraîné une pollution atmosphérique qui a atteint depuis
vendredi 28 juillet Beyrouth. "Aujourd'hui, le nuage toxique s'étend
sur 30 km", a-t-il assuré.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3276
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ENVIRONMENTAL CRISES WILL SOON ERUPT IN GAZA
3 JULY 2006
During the early hours of 28 June 2006, the Israeli Occupation Force launched a ground offensive in Southern Gaza. As part of the assault, the Israeli Air Force attacked three bridges and the Gaza City power station, cutting power to much of the area.
One of the bridges is that of the Wadi Gaza where, some environmental NGO's members of PENGON, have implemented solar energy powered lighting project in the area as a mean to promote environmental friendly technology and to reduce pollution from fuel based power generation. Part of the project has been destructed from the strike as well.
The transformer station is also used to help pump water from the water network to apartments in Gaza. As the power has been severed, the water cannot be pumped and Gazans are unable to access water. As a result, some 860,000 residents in Gaza are currently without electricity and running water.
The public health and safety and environmental hazards stemming from the damage caused to infrastructure as a result of this military operation include:
. water shortages
. contamination of any remaining drinking water
. uncontrolled discharge and flow of untreated sewage in the streets, resulting in groundwater pollution
. pollution of agricultural land which Gazans will be unable to cultivate to harvest crops, impacting negatively on their earning power
. damage to marine life as untreated wastewater flows into the sea
. migration of fish to other parts of the coast, resulting in a reduction in the number of fish caught and, concomitantly, money earned by Gazan fishermen
. direct exposure to untreated wastewater in open systems
. indirect human health risks due to the consumption of polluted crops and fish
. an increase in water borne acute and infectious diseases as a result of additional viruses, bacteria and protozoa in the water. These are likely to cause serious illnesses ranging from gastroenteritis and cholera to liver failure and death.
Jan Egeland, the United Nations Undersecretary for Humanitarian Affairs has warned that Gazans are three days away from a deadly humanitarian crisis unless Israel promptly restores fuel and electricity required to pump water. 'They are heading for the abyss unless they get electricity and fuel restored.there are hundreds of thousands of children who are now without water and electricity.without clean water in the hot summer weather we would see in days a major humanitarian crisis' he said. Israel's military action has impacted on innocent civilians, and thus violates international humanitarian law. PENGON calls on the international community to pressure Israel into stopping the assault immediately.
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Et en Iraq.....
Study: More than 600,000 Dead in Iraq
A researcher associated with a brand new mortality study is blunt to critics: 'its accuracy is not an issue... those who publicly dismiss the findings must offer an alternative.'
Et puis, dans cette mêlée, le souvenir de Brassens, disparu (déjà!), il y a de cela 25 ans. UN TRÈS BEAU TEXTE SUR LES RAPPORTS ENTRE BRASSENS ET LE POLITIQUE
Voilà, l'absence fut longue mais le retour n'est pas triomphal... On y revient donc à ce palimpseste, à le recouvrir de nouveau... À revenir sur le sentier des répétitions historiques...
Gaza et les « boucliers humains »
Alain Gresh
L'histoire se répète. Alors que l'armée israélienne poursuit ses offensives meurtrières à Gaza, dans l'indifférence des pays européens et avec l'aval affirmé de Washington, resurgit un débat qui avait éclaté dans les premiers mois ayant suivi l'éclatement de la seconde Intifada, à la fin septembre 2000. A nouveau, la presse parle de « boucliers humains » et de l'utilisation par les combattants palestiniens de femmes et d'enfants pour se protéger. Avec une différence pourtant entre 2000 et 2006 : nos médias semblent bien plus enclins aujourd'hui qu'hier à accepter ce terme de « boucliers humains » utilisé par les responsables israéliens. Petit à petit, c'est la version israélienne du conflit qui s'impose.
Avant de revenir sur quelques aspects de ce qui se passe à Gaza, je voudrais proposer quelques pages écrites en ouverture de mon livre Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Hachette), paru en septembre 2001, et qui abordent ce problème des « boucliers humains ».
« Est-ce ratiociner que de se demander d'où venaient ces enfants, qui les avait mis en première ligne, dans le cadre de quelle lugubre stratégie du martyre ? [...] Est-ce faillir, oui, que de suggérer que la brutalité insensée de l'armée sud-africaine, cette débauche et cette disproportion des moyens employés étaient une réponse à ce qu'il faut appeler une déclaration de guerre des Noirs ? » Ces mots, s'ils avaient été écrits au lendemain des émeutes de Soweto de 1976, qui virent se soulever la jeunesse des townships d'Afrique du Sud, auraient définitivement discrédité leur auteur...
Or ce texte, Bernard-Henri Lévy l'a écrit dans Le Point du 13 octobre 2000. On lisait ainsi : « Est-ce ratiociner que de se demander d'où venaient ces enfants, qui les avait mis en première ligne, dans le cadre de quelle lugubre stratégie du martyre ? [...] Est-ce faillir, oui, que de suggérer que la brutalité insensée de l'armée israélienne, cette débauche et cette disproportion des moyens employés étaient une réponse à ce qu'il faut appeler une déclaration de guerre des Palestiniens ? » Des dizaines de jeunes de moins de 18 ans, parfois des enfants, furent tués durant les premières semaines de la seconde Intifada. Et Bernard-Henri Lévy se demande ce qu'ils faisaient en première ligne. Se serait-il posé la question si ces jeunes avaient été bosniaques ou tchétchènes ?
Quelques semaines plus tard, Bernard-Henri Lévy « rectifie » légèrement le tir, si l'on peut dire, à la suite d'un voyage en Palestine : « Un argument que je n'utiliserai plus, reconnaît-il, après avoir entendu des mères palestiniennes me dire, comme toutes les mères du monde, leur folle angoisse quand, à l'heure de la sortie de l'école, elles ne voient pas rentrer leur fils : "les enfants délibérément mis en avant, sciemment transformés en boucliers humains, etc." » Mais il ajoute que le petit Mohamed El Dourra, cet enfant dont la mort a été filmée en direct par les caméras de télévision, a été tué par « une balle "perdue" », non par « le tir ciblé d'un soldat juif assassin d'enfants » (Le Point, 24 novembre 2000). Ainsi, Bernard-Henri Lévy a besoin de faire le voyage en Palestine pour comprendre que les mères palestiniennes ne hurlent pas de joie quand tombent leurs enfants, que les Palestiniens sont, tout simplement, des êtres humains ?
L'Histoire joue parfois de drôles de tours, comme le prouve cette anecdote. La manifestation a été très dure. Les affrontements se sont prolongés. À l'issue d'une journée d'émeutes, on relève 9 morts et 44 blessés graves. Sur ces derniers, 18 sont âgés de 8 à 16 ans, 14 ont entre 16 et 20 ans. La presse dénonce alors ces parents qui se servent de leurs enfants comme « boucliers humains » ou qui les envoient au casse-pipe alors qu'eux restent tranquillement à la maison. Ces faits se passent bien en Palestine, mais en... novembre 1945 à Tel-Aviv. Les manifestants étaient alors des juifs qui protestaient contre les restrictions de l'immigration. Davar, le quotidien de la centrale syndicale juive (la Histadrout) publia une caricature qui lui coûta une interdiction d'une semaine : un médecin, aux côtés d'enfants blessés sur leur lit d'hôpital, dit à un collègue : « Bons tireurs, ces Anglais ! Des cibles si petites, ils ne les ratent pas ! »
Cet épisode a été rapporté par Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem, dont l'équipe a filmé en direct la mort du petit Mohamed El Dourra. Bernard-Henri Lévy aurait-il écrit à l'époque que les jeunes manifestants avaient été tués par une « balle perdue » ? Et que signifie sa formule « soldat juif assassin d'enfants » ? Une semonce à tous ceux qui critiquent l'armée israélienne : vous seriez porteurs d'un antisémitisme camouflé, vous propageriez les pires clichés de l'antisémitisme, des juifs « buveurs du sang des enfants ». Si notre « philosophe » avait tout simplement lu la presse israélienne, il aurait su que, oui, des soldats israéliens tuent délibérément, y compris des enfants.
La journaliste israélienne Amira Hass a publié ce dialogue insensé avec un tireur d'élite de l'armée israélienne : « On nous interdit de tuer les enfants », explique-t-il en parlant des ordres de sa hiérarchie. Mais il ajoute :« Vous ne tirez pas sur un enfant qui a 12 ans ou moins. Au-dessus de 12 ans, c'est autorisé. C'est ce qu'ils nous disent » (Le Monde, 24 novembre 2000). L'organisation israélienne de défense des droits humains Betselem, s'appuyant sur les chiffres mêmes de l'armée israélienne, a montré que dans les trois quarts des incidents les plus mortels, entre le début de l'Intifada et le 15 novembre 2000, on n'avait décelé aucune présence de tireurs palestiniens (International Herald Tribune, 14 décembre 2000). La presse a mentionné les nombreux cas où des Palestiniens, oui, des enfants, avaient été délibérément tués alors que la vie des soldats n'était nullement en danger. Le refus de l'armée d'ouvrir des enquêtes sur la plupart de ces cas encourage évidemment un tel comportement. Tout au long de la seconde Intifada, ces pratiques ont perduré : selon Amira Hass, à la mi-juin 2002, 116 enfants ont été tués à Gaza, 253 en Cisjordanie. Et une enquête d'un autre journaliste israélien Joseph Algazy, du quotidien Haaretz, a révélé le cauchemar de dizaines de Palestiniens de 14, 15 ou 16 ans battus, maltraités et même, pour certains, torturés dans les prisons israéliennes.
Retour à Gaza aujourd'hui. Commençons par quelques chiffres, bruts, sans âmes, mais parlants. Selon des statistiques recueillies par Patrick O'Connor, dans son article du 4 novembre, « Israel's Large-Scale Killing of Palestinians Passes Unreported », entre le 29 mars 2006 (date de l'entrée en fonction du gouvernement dirigé par le Hamas) et le 3 novembre, 491 Palestiniens ont été tués par les Israéliens contre 19 Israéliens tués par les Palestiniens, un ratio de près de 26 Palestiniens pour 1 Israéliens. Depuis le 1er juillet, ce ratio est de 76 Palestiniens pour 1 Israélien.
Mais il s'agit de terroristes rétorquera-t-on et c'est l'argument qu'a utilisé le premier ministre Ehud Olmert devant le parlement, le 30 octobre, affirmant que l'armée israélienne avait tué 300 « terroristes » à Gaza. L'organisation des droits humains israélienne B'Tselem a répondu que,, effectivement, l'armée israélienne avait tué 294 Palestiniens à Gaza depuis l'enlèvement du caporal Gilad Shalit entre le 26 juin et le 27 octobre. Mais, ajoute-t-elle, plus de la moitié – 155 personnes dont 61 enfants – sont des civils qui ne participaient pas aux combats.
Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, a lancé le 3 novembre un appel à Israël « pour qu'il fasse preuve de la plus grande retenue, n'épargne aucun effort pour protéger les civils et à s'abstienne d'aggraver une situation déjà grave ».Il a appelé également les militants palestiniens à « cesser le lancement de roquettes contre des cibles civiles israéliennes ». En réponse à cette déclaration, le porte-parole du département d'Etat, Sean MacCormack, a répliqué, le 3 novembre, que la situation à Gaza était provoquée par l'action des terroristes et qu'Israël ne faisait que se défendre.
On notera les déclarations particulièrement « langue de bois » du porte-parole du ministère français des affaires étrangères le 2 novembre : « Nous avons noté la poursuite de l'opération israélienne dans le nord de la bande de Gaza qui, à notre connaissance, a provoqué la mort de onze personnes. Nous rappelons qu'il est indispensable d'éviter l'escalade et de réduire les tensions. La situation qui prévaut aujourd'hui à Gaza est très préoccupante. Cela renforce d'autant plus la nécessité d'une relance du processus de paix. » Elles sont confirmées le lendemain : « Nous nous sommes déjà exprimés à plusieurs reprises, notamment, sur la situation dans la bande de Gaza. Hier encore, nous avons rappelé que nous étions préoccupés par cette situation et que nous appelions évidemment chacun à la retenue pour éviter l'escalade. La France souhaite relancer le processus de paix, et, vous le savez, est prête à y contribuer. Nous considérons en effet que ce ne sont pas les actes de violence qui permettront de résoudre le conflit. » Le plus étonnant dans ces déclarations, qui évitent de condamner le gouvernement israélien, c'est que les responsables français ne semblent pas mesurer à quel point elles discréditent le discours occidental sur les droits humains, la démocratie, la justice, etc. et qu'elles apportent de l'eau au moulin des forces les plus extrémistes.
Pour conclure, voici la traduction intégrale du texte d'Ahmed Youssef, conseiller du premier ministre Ismaïl Haniya paru à la veille de l'actuelle escalade dans le New York Times du 1er novembre et intitulé « Pause for Peace » (Une pause pour la paix, reproduit dans International Herald Tribune, du 2 novembre). J'avais déjà signalé une autocritique d'un responsable du Hamas intitulée « Pitié pour Gaza » dans un blog précédent. Si l'opinion de Youssef ne représente sans doute qu'un des courants à l'intérieur de l'organisation islamiste, il me semble intéressant de l'écouter et surtout de l'entendre.
« Ici à Gaza peu de gens rêvent de paix. Pour l'instant, la plupart osent seulement rêver d'une absence de guerre. C'est pourquoi le Hamas a proposé une trêve de longue durée durant laquelle les peuples palestinien et israélien pourront négocier un paix durable. »
« Une trêve se dit en arabe "houdna". Couvrant dix années, elle est reconnue par la jurisprudence musulmane comme un accord à la fois légitime et contraignant. Une houdna va au-delà de la conception occidentale du cessez-le-feu et contraint les parties à utiliser cette période pour chercher une résolution durable et non-violente de leurs différences. Le Coran trouve un grand mérite dans ces efforts pour promouvoir la compréhension entre les peuples. Alors que la guerre déshumanise l'ennemi et rend plus facile le fait de tuer, la houdna donne l'occasion d'humaniser les opposants et de comprendre leur position avec le but de résoudre les conflits qu'ils soient inter-tribaux ou internationaux. »
« Une telle conception – une période de non guerre mais de résolution seulement partielle d'un conflit – est étrangère à l'Occident et a été accueillie avec beaucoup de suspicion. Beaucoup d'Occidentaux à qui j'ai parlé se demandent comment on peut arrêter la violence sans résoudre le conflit. »
« Je dirais, pourtant, qu'un tel concept n'est pas aussi étranger qu'il y paraît. Après tout, l'Armée républicaine irlandaise (IRA) a arrêté ses actions militaires pour libérer l'Irlande du Nord sans reconnaître la souveraineté britannique. Les républicains irlandais continuent d'aspirer à l'unité de l'Irlande libre de la tutelle britannique, mais veulent utiliser pour cela des moyens pacifiques. Si on avait obligé l'IRA à renoncer à sa vision d'une Irlande réunifiée avant de négocier, la paix n'aurait jamais prévalu. Pourquoi demander plus aux Palestiniens, alors que l'on sait que l'esprit de notre peuple ne le permettra jamais ? »
« Quand le Hamas s'engage sur un accord international, il le fait au nom de Dieu et donc tient sa parole. Le Hamas a respecté ses précédents engagements concernant un cessez-le-feu comme les Israéliens le reconnaissent à contre-coeur en notant "au moins le Hamas fait ce qu'il dit". »
« La proposition de houdna n'est pas une ruse, comme certains l'affirment pour renforcer notre appareil militaire, pour gagner du temps pour mieux s'organiser, ou pour renforcer notre contrôle de l'Autorité palestinienne. Les mouvements politiques fondés sur la foi en Algérie, en Egypte, en Irak, en Jordanie, au Koweït, en Malaisie, au Maroc, en Turquie et au Yémen ont utilisé la tactique de la houdna pour éviter l'extension d'un conflit. Le Hamas se conduira aussi sagement et honorablement. »
« Nous les Palestiniens sommes prêts à une houdna pour mettre un terme immédiat à l'occupation et pour commencer une période de coexistence pacifique durant laquelle les deux parties n'utiliseront aucune forme d'agression ou de provocation militaire. Durant cette période de calme et de négociation, nous pourrons aborder des questions importantes comme le droit au retour et la libération des prisonniers. Si les négociations échouent à déboucher sur une solution durable, alors la prochaine génération de Palestiniens et d'Israéliens auront à décider de prolonger ou non la houdna et de rechercher une paix négociée. »
« Il ne peut y avoir de solution globale du conflit aujourd'hui, cette semaine, ce mois-ci ou même cette année. Un conflit qui suppure depuis aussi longtemps peut toutefois être résolu durant une décennie de coexistence pacifique et de négociations. C'est la seule solution de rechange raisonnable à la situation actuelle. Une houdna conduira à la fin de l'occupation et créera un espace et le calme pour résoudre les problèmes en suspens. »
« Peu de gens de Gaza rêvent. Pour les derniers six mois il est même difficile de dormir. Mais l'espoir n'est pas mort. Et quand nous osons espérer, voilà ce que nous voyons : une houdna de dix ans durant laquelle, si Dieu le veut, nous apprendrons à rêver de paix. »
"Tout est prêt pour la mort, ce qui résiste le mieux sur terre, c'est la tristesse, et ce qui restera c'est la Parole souveraine"ANNA AKHMATOVA
Le cri des taudis, des ventres sans yeux, de ces mains brisées à 10 ans, de ces amours morts à la fin des automnes sans lumières, de ces corps sans substance glissant au long des jours.
Le cri des sans cris, hurlements ravalés à chaque matin et chaque soir, poing crispé attaché aux murs du quotidien. Le cri de la chair violée, exploitée, réduite à l’état de rebut.
Puis, il y a le cri de la révolte trouant le corps de la nuit, dévalant les rues grises à la rencontre de d’autres cris, tumultueuse écume de cet excès ravalé au quotidien, portes ouvertes sur d’autres temps. Qui pourra jamais écrire l’éternité d’une journée de grève?
Mais le cri s’éteint, trop souvent, sous l’étreinte sauvage de ce vieux monde et des paroles brutalement glapies des puissants.
Dans la cendre des révoltes logiques ainsi massacrées, couvent pourtant des murmures.
Ne les entendez-vous pas, tissant laborieusement les fils d’une autre vie?
Ne les voyez-vous pas glisser dans l’échancrure de l’oppression quelques signes qui sont autant d’appels aux quatre coins de l’horizon?
Ne les sentez-vous pas peindre d’autres couleurs aux arcs-en-ciel de ces temps implacables ?
Le murmure, dans sa dérisoire fragilité, porte le pain et le miel d’un nouveau monde.
Avec ces trésors arrachés à la tristesse, les mains reprennent corps, façonnant la Parole et l’Acte.
Camarade, maintenant, je te reconnais, par-delà la déchirure et ces mots corrompus, nos langages ont ressaisis le cri, la révolte et le poème.
Ce n’est plus la misère qui tisse les chaînes de son désespoir, c’est la misère qui rejette ses haillons pour advenir au visage humain.
Oh, la route ne nous est cependant pas donnée. Elle est a tracer sans boussole et sans certitudes, Ces certitudes pendues aux basques du futur.
Au loin, quelques explorateurs et exploratrices nous font signe du passé.
Non pour expier une dette envers les pouvoirs du ciel et de la terre
Nous, camarade, n’avons que l’intensité de nos passions et de nos excès,
Il y avait la multiplication du vin à Cana. Il y a maintenant la multiplication des massacres à Qana...Dix ans plus tôt...
QANA MASSACRE & COVER-UP: ANOTHER TERRIBLE U.N. FAILURE The name "Qana", like those of "Sabra and Chatilla" and "Deir Yassein", Even though the U.N. formally found that Israel had purposefully brought ---------------------------------- QANA MASSACRE COVERUP SUCCESSFUL: U.N. SECURITY COUNCIL AND SEC-GEN BOUTROS-GHALI In April, the Israelis brutally massacred over a hundred persons at the Qana The only good thing to come from the Qana Massacre is that there is no longer In an ironic twist of fate, Peres' own most recent duplicity did him in. Robert Fisk, writing in THE INDEPENDENT newspaper, has done more than any The following article by Fisk was published a few weeks ago in THE -------------------------------------- THE DEADLY SECRET THAT LED TO BLOODBATH AT QANA Tyre -- An Israeli army operation to plant booby-trap bombs inside the United The UN's official report, which suggested that the Israeli massacre of Shortly after the Israeli bombardment ended, it now transpires, Israeli What has caused particular concern to UN personnel is that it was a roadside Nor did another claim by Mr. Peres during his abortive campaign for "It was election time in Israel," a security source in southern Lebanon The written ceasefire agreement that followed the end of the Israeli The "monitoring committee" that was to have ensured that all parties complied In an Israeli air raid on a Hizbollah arms dump near Baalbek before dawn
NO ONE HELD ACCOUNTABLE, NO COMPENSATION PAID
MER - Washington, 4/18/98 - Today, April 18th, marks the two-year
anniversary of one of the most brutal and unforgivable massacres in
Middle East History.
goes down in history as among Israel's most brutal and outrageous acts.
And it should not be forgotten that without the ongoing and constant
support and assistance of the United States, Israel could not act as
it does nor prevent international sanctions against it.
about the massacre and then grossly lied to cover up its deeds -- itself a
unique finding for the U.N. and one which was further supported by an
independent Amnesty International investigation and report -- to this date no
one has been brought to justice and both the massacre and the cover-up have
gone completely unpunished. Much flowed to and from Qana. Like the
assassination of "The Engineer" in Gaza the previous January, Qana backfired
on Shimon Peres personally. His attempts to look tough and act with military
force in order to win the upcoming election instead resulted in a wave of
Hamas suicide-attacks and the downward spiral in what was already a deceptive
and disingenuous "peace process." And the defeat of Peres has since lead to
another round in the "good cop/bad cop" maneuvering by the politicians who
have a way of claiming things would have worked out, "if only" this or
that... Of course the actual realities are otherwise. Just as the Qana
massacre was so terribly distorted and covered-up; much the same is done
daily by the same political players when it comes to what the "peace process"
is really all about, rather than what they say it is all about. The following
was originally published by MID-EAST REALITIES in June of 1996:
COLLAPSE UNDER U.S. PRESSURE
PERES' HOPE TO BECOME U.N. SEC-GEN UNDERMINED
U.N. Base in Southern Lebanon. A U.S./Israeli cover-up immediately took
place. However unexpected hard evidence, including a video tape of the
attack, convinced U.N. investigators that the attack was premeditated. Severe
pressure was brought on U.N. Secretary General Boutros Boutros-Ghali not to
release the report to the Security Council or the public. However, after
watering it down as best he could Boutros-Ghali was forced to release the
report, some U.N. officials going so far as to indicate they would resign if
he did not do so. Shamefully though the U.N. Security Council has refused to
act on the report or to hold the Israelis accountable. Of course the American
veto threat and tremendous pressures upon Boutros-Ghali and member states at
the U.N. was behind this further demonstration of U.N. impotence andcowardice.
a likelihood of Shimon Peres becoming Secretary-General of the U.N. Peres is
known to covet the job. At first, shortly after Binyamin's Netanyahu's
victory, Peres and his long-time aide Yossi Beilin, maneuvered to join
another "national unity government" with Netanyahu as Prime Minister. Peres
served as Foreign Minister in previous Likud-led governments, as did Yitzhak
Rabin who served as Defense Minister. Realizing this effort would probably
fail, at the same time Peres took steps to reinvigorate the idea of his being
nominated to become U.N. Secretary-General -- an idea Peres (with American
encouragement) had pushed prior to the assassination of Yitzhak Rabin. The
notion that since an Egyptian had been Secretary- General, now an Israeli
should be selected, was one Peres and friends thought they could use to
catapult him into the job. With Qana still fresh in memory, it seems this
latest Peres gambit is running into considerable roadblocks though there may
be further attempts to resuscitate the idea later this year.
After a half-year cease-fire with Hamas, it was Peres' assassination of Yehya
Ayyash, "the Engineer", in Gaza in January that unleased the terror-wave in
the streets of Tel Aviv and Jerusalem, that in turn led to the attacks on
Hizbollah in Lebanon, that then led to Qana -- all of which combined to lead
to Peres' electoral defeat. In short, the Israeli people did not believe or
trust Peres; and for good reasons. Certainly it would be the height of
historical chicanery if the notion of Peres heading the U.N. after an
American/Israeli effort to push out Boutros-Ghali should again be pushed
forward.
other investigative journalist to report about the realities of the recent
situation in the Middle East -- the false "peace process"; the deceptions of
Yasser Arafat as he pretends to have an embryonic State and emulates Israeli
repression tactics against his own people; the duplicitous conduct of Rabin
and Peres in preaching peace while pursuing Middle Eastern apartheid.
INDEPENDENT and uncovers more of the realities behind the Qana Massacre and
Shimon Peres' decline.
By Robert Fisk
Nations zone in southern Lebanon led to the Qana massacre last month in which
well over 100 Lebanese civilians were killed by Israeli shells while
sheltering in a UN base. It now emerges that the Israeli "patrol" which came
under mortar fire from Hizbollah guerrillas on 18 April -- the incident which
led to the Qana bloodbath -- had been tasked to leave plastic explosive
charges and mines near the village of Henniyeh, about five miles from Qana.
civilians was deliberate, quoted Brigadier General Dan Harel, the commander
of the Israeli army's artillery corps, as saying that an Israeli patrol,
whose location was not given, had come under mortar fire from the Qana area
and that at least one round landed 40m from the Israeli troops. What had not
hitherto been revealed was the task the Israeli soldiers had been engaged in,
north of their occupation area and inside the UN zone, when they came under
fire. A similar and even more complicated field of plastic mines and booby
traps was left by Israeli soldiers close to the village of Bradchit in the
UN's Irish battalion area at around the same time.
officers met UN ordnance officers and handed them detailed maps of the booby
traps and mines they had planted. Polish troops subsequently defused the
booby traps at Henniyeh on a hilltop from which Katyusha rockets had been
fired in the past, although the Irish army took longer to complete its
disposal of the Bradchit minefield.
bomb in the village of Bradchit that killed a Lebanese teenager last month,
an explosion which prompted the Hizbollah to blame Israel and fire Katyushas
across the border into Galilee in retaliation. Shimon Peres said at the time
that Israel had nothing to do with the Bradchit bombs and the Katyusha
retaliation set off Israel's bloody Grapes of Wrath offensive. But the
revelation that an Israeli unit was planting booby-trap devices in Bradchit
and Henniyeh on 18 April has cast new doubt on Mr. Peres's denial.
re-election --that the Hizbollah fired rockets at Israel from "within" the UN
compound at Qana -- do anything to repair the cynical state of relations that
now exist between Israel and the UN. Neither the Israeli army nor the UN
believe that Hizbollah men opened fire on the Israelis from a UN position --
the Hizbollah did so several 100 metres from the outer perimeter of the Qana
camp -- and UN officers are mystified as to why the Israeli Prime Minister
should have made such a statement just before the election, when he must know
that it is untrue.
commented. "On such occasions, truth goes out the window."
bombardment has meanwhile been rendered meaningless scarcely a day after
Binyamin Netanyahu was elected Prime Minister.
with the truce terms has never met, and in the past three days the Hizbollah
have killed four Israeli soldiers and two pro-Israeli militiamen inside the
occupied zone of southern Lebanon. Since the ceasefire, the Israelis have
also carried out three retaliatory air raids on Lebanon, without waiting for
the truce committee to pronounce on Hizbollah attacks, as they are obliged
to do under the truce agreement.
yesterday, an attack which set off secondary explosions for an hour
afterwards, three civilians were slightly wounded -- another breach of the
ceasefire terms, which state that civilians should not be harmed in any
Israeli-Hizbollah battles inside Lebanon. Two civilians were also reported
to have been wounded when the Hizbollah killed four Israeli soldiers at
Marjayoun on Thursday.
TIRÉ DU SITE: MIDDLEEAST.ORG
Par Mustapha Cherif
Jeudi 27 juillet 2006
http://mustapha-cherif.blogspot.com/
À nos collègues intellectuels juifs, chrétiens, laïcs, je veux essayer de dire une parole qui se veut de bon sens. L’objectivité, même relative, est-elle encore possible ? Peut-on s’écouter, se comprendre ? Ce qui se passe au Moyen-Orient, d’une extrême gravité et qui plus prémédité, dépasse l’entendement. Si les réactions des extrémistes politico-religieux, usurpateurs du nom de l’islam, notamment depuis le 11 septembre, ruinent les efforts de ceux qui travaillent au dialogue et à la coexistence entre l’Orient et l’Occident, la politique belliciste et les agressions du gouvernement d’Israël, menées sur la base de l’extrémisme sioniste, creusent non seulement la tombe de la paix dans la région, mais aussi la tombe de l’avenir de l’humanité.
Terrorisme d’un puissant Etat doté d’armes de destructions massives, Etat pas comme les autres, aux frontières inconnues, qui agit dans l’impunité, contre une résistance légitime, lorsqu’elle défend le droit à la vie libre et vise des forces armées d’occupation ; contre un terrorisme des faibles lorsque ce dernier cible des civils. Le peuple juif a le droit à la sécurité et à la paix. Mais Israël n’a pas le droit de transgresser des lois universelles en maintenant un ordre colonial inhumain. C’est du suicide, comme le disait Jacques Derrida. Le désordre international actuel est fondé sur la loi du plus fort. Israël refuse toute négociation avec les pays arabes, multiplie les actes unilatéraux et la spoliation de terres, érige un mur de séparation, en contradiction avec les lois, la nature et la morale. Elle maintient dans l’apartheid les populations palestiniennes et assassine au grand jour des personnalités politiques.
Emprisonne à outrance des militants nationalistes et responsables palestiniens, plus de dix mille. Détruit sans cesse des maisons et des infrastructures, bombarde des quartiers civils, torture, affame tout un peuple et bloque ses moindres maigres recettes. Dans ce contexte de mort, la première puissance mondiale, les Etats-Unis, soutient inconditionnellement Israël. Les pays européens ferment les yeux, ou demandent aux victimes de reconnaître sans conditions leur bourreau. Comble de l’absurde, les pays Occidentaux punissent le peuple palestinien l’orsqu’il choisit librement ses représentants. La politique des deux poids et mesures a dépassé toutes les limites. Pourquoi cet acharnement et cette hargne ? Quel est le refoulé et ses causes que l’Occident ne veut pas penser ? Où est la démocratie, où sont les valeurs de la modernité ? Où sont la justice et le droit ? Qui a pris le monde en otage ?
Avant que l’humanité ne sombre dans un système faustien qui ne cache plus ses intentions, dites le nous. Surtout à ceux d’entre nous, majoritaires, qui croyons à la force de la raison, aux vertus du dialogue et à la nécessité du vivre ensemble. La répression brutale et les agressions odieuses que subissent quasi quotidiennement les peuples palestinien et irakien et maintenant le peuple libanais sont une réalité tragique. Réalité d’un cancer que personne apparemment ne veut guérir.
Comme le souligne l’historien pacifiste israélien Ilan Pappe enseignant à l’Université de Haïfa, mener des représailles, contre une opération de très faible amplitude, par des actions de guerre totale et de destruction massive prouve que ce qui compte ce n’est pas le prétexte mais un projet de domination. Les dirigeants israéliens poursuivent les opérations de répression programmée qui ont provoqué depuis cinquante ans l’expulsion de la majorité de la population autochtone de la Palestine, détruit la moitié de ses villages, et entraîné le monde arabe dans un conflit épuisant avec l’Occident. Ce qui, pour les uns, a exacerbé la haine de l’islam ce méconnu et, pour les autres, a crée un ressentiment sans pareil.
Plus la puissance militaire israélienne se développe et la communauté internationale passive ou complice, plus il est facile de terminer ce qui a commencé en 1948 : la mise sous tutelle progressive de tout le monde arabe, riche en énergie et l’élargissement de la fracture entre les deux rives de la Méditerranée. Tout cela au détriment des intérêts de tous les peuples du monde, y compris juif. Il n’est pas trop tard pour stopper ce plan.
Certes, les réactions désespérées de groupes extrémistes, ainsi que les contradictions, les incohérences et les archaïsmes de régimes arabes et islamiques, ne contribuent pas à la crédibilité et à la popularité internationale de la résistance. Faire face à l’occupation de Gaza et de la Cisjordanie, à celle des USA en Irak et à l’agression du Liban, dans la conjoncture mondiale actuelle, nécessite, sur le plan méthodologique, d’user avant tout des ressources de la raison et de la diplomatie, et dans le cadre des actions de légitime défense de faire preuve de stratégie et de respect des droits humains.
Sur le plan du fond, la démocratisation de nos sociétés et le pari sur la sécularisation, sans perdre nos repères, sont la voie pour relever les défis. D’autant que le but des forces occupantes est de briser la volonté de résistance des peuples, en vue de faire sauter les verrous qui s’opposent à l’hégémonie impériale du monde. Cela est voué à l’échec. Non seulement à la guérilla les hommes portés par une cause juste et sur leur territoire sont plus forts, mais surtout on ne peut pas changer la conscience des peuples. Ils savent qu’ils vivent une situation terriblement injuste. Rien au monde ne pourra venir à bout de la résistance, ni les armées sophistiquées, ni dix mille ans de répression.
Cependant, si tous les êtres épris de paix et de justice ne s’allient pas pour refuser les dérives, d’où quelles viennent, la déshumanisation et all under control, aux relents fascisants, sous des formes insidieuses se profileront, pour tous, à l’horizon. Trois soldats israéliens capturés en territoire libanais occupé et c’est un prétexte pour qu’un déluge de feu s’abatte sur tout un pays. Des médias dominants dans le Monde nient que l’armée israélienne occupe violemment les territoires palestiniens et a violé le territoire libanais. Des discours renversent l’ordre des choses et prétendent que ce sont les résistants arabes qui ont violé la souveraineté israélienne.
Combien faudra t-il de morts palestiniens, libanais, israéliens, pour que le monde reconnaisse les faits. Nous sommes tous des êtres humains, juifs et palestiniens, orientaux et occidentaux. Il est temps de compter les morts et les prisonniers de la même façon. L’avenir du monde se joue au Moyen-Orient et dépend aussi de notre responsabilité.
Mustapha Cherif
Philosophe algérien, auteur de « l’Islam tolérant ou intolérant ? » Edit Odile Jacob ; 2006
Vu sur le oueb...
Israel has, once again, invaded that sorry wedge of seaside land, Gaza. There and in the Palestinian West Bank, it has arrested (kidnapped?) half of the recently elected Hamas government's ministers. Nominally, this mass destruction is to obtain the release of a 19-year-old Israeli soldier, Gilad Shalit, being held hostage (kidnapped?) by militant Palestinians. In fact, Israel's motives are deeper, and its incursion planned long before his capture.
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Thomas R Asher is a lawyer and president of The American Council, a non-profit policy research organisation based in Amherst, Massachusetts and Washington, DC.
Also by Thomas R Asher in openDemocracy: "Mourning in America" (8 September 2005) |
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Meanwhile, I, a non-observant but embedded Jewish lifer, sit comfortably in America raging at the subterfuge and harshness of "my people". Not, I must tell my Zionist friends, that I admire or find Hamas tolerable, or the Palestinian people free from blame, only that I expect more and better of Jews and of overlords – that is, of a rich and powerful nation in its dealings with poor and weak ones; especially when affluent Israel (per capita GDP $24,600) has systematically debilitated and encroached upon poor Palestinians (West Bank $1,100; Gaza $600).
In the American (and much of the western) press, the "back story", the sources and ramifications of these events, is either ignored or buried far from, or deep within, the lead coverage. The New York Times, four days after the invasion demolished Gaza's infrastructure, intensified the hunger of its people, and destroyed Palestinian government offices, headlined "Israel Steps up Gaza Raids to Free Soldier." In contrast, Ha'aretz, the liberal Israeli paper was candid in both its news (e.g. "Hamas Arrests Planned Weeks Ago", 29 June 2006) and editorials ("The government is losing its mind", 30 June). The salient facts and arguments we Americans (and many other westerners) rarely read or hear include:
"Weeks ago", according to sources in the Israeli media, well before Shalit was captured, Israel's cabinet decided to invade Gaza and arrest the ministers as a coup de grace to the Hamas government, and perhaps to the Palestinians' ability to self-govern whatever lands Israel - in its seemingly unlimited discretion - chooses to leave unoccupied.
These facts exist within a ragged and raging context: the Israeli border with Gaza has been a war-zone for years, with explosive materials crossing more heavily in both directions after the Palestinian elections. As usual, innocent Palestinian deaths, casualties and property destruction from Israeli fire, both errant and intentional, far exceed Palestinian damage to Israel and Israelis. In such a fraught situation, it seems academic to brand one side or the other the "aggressor."
However, Israel, as it has been for decades, is by far the more powerful party and its massing of troops, tanks and artillery on the Gaza border would be viewed by any nation as a major act of aggression – that is, if Gaza were part of a sovereign Palestinian nation, which it isn't, primarily because Israel denies its sovereignty. However, that's a deeper back story than we need here to sort out the immediate players and provocations.
So, young Gilad Shalit – who, though an armed warrior, seems personally blameless – belonged to an Israeli force brought to the Gaza border as part of a (re)conquest and regime-change plan hatched well before he was captured. Without this background, the skewed story in the American press of Israel's invasion being to "rescue" an "innocent" young Israeli soldier "kidnapped" by "terrorist" Palestinian "extremists" is on a par with "Greeks launch a thousand ships to rescue Helen from Troy."
Gaza - Punition collective et terrorisme d'État
Mon amie Hoda vit tout près du building du Ministère de l'Intérieur à Gaza,
qui a été touché la nuit dernière de deux roquettes ; l'attaque a eu lieu à
deux heures du matin hier, pardonnez-moi sur la précision, je commence à
perdre le suivi des jours et des nuits, ni de combien de fois nous avons été
attaqués. Hoda m'a dit que l'immeuble entier tremblait, elle est sortie en
pyjamas, tous les habitants étaient dehors en vêtements de nuit, les figures
des enfants étaient trop pâles, certains criaient hystériquement, la fumée
était partout, l'appartement voisin était très endommagé (il est contre
l'immeuble visé), une famille avec six enfants y vit, il y avait un grand
incendie, les pompiers utilisaient son appartement pour éteindre le feu, le
ministère de l'Intérieur était vide pendant l'attaque !!!!
Le but était la vengeance et la destruction de l'immeuble. Je vis à 150
mètres d'Hoda, personne n'est en sécurité ni immunisé. Ce qui est arrivé à
Hoda m'a rappelé la nuit où le bâtiment de feu le Président Arafat à Gaza
fut attaqué, il y a deux ans, je vis tout près, trop près et cette nuit là
37 tirs touchèrent l'immeuble.
Il n'y a toujours pas d'électricité. On en a eu 3 heures hier, assez pour
recharger mes portables et faire un peu de cuisine.
Je suis très inquiète pour les hôpitaux, le carburant pour les groupes
électrogènes est au plus bas, les frontières sont complètement bouclées
depuis l'attaque, aucun carburant n'a été admis dans Gaza depuis , les
médicaments et les fournitures médicales sont en baisse aussi, nous n'avons
pas assez de réserves ; à cause des sanctions précédentes, nos pharmacies
sont épuisées, l'eau est aussi rare, il faut rationner son usage, nous
passons par un grand désastre humanitaire.
*Bangs sonores*
Quand les avions de combat passent le mur du son [à basse altitude, ndt],
nous avons connu ce genre de raid terrifiant au mois 7 fois, à différents
moments du jour et de la nuit. Beaucoup d'organisations internationales des
droits de l'Homme ont demandé à Israël ce cesser ces raids, sachant leur
effet nocif sur les gens ; ils ne faisaient jamais ça avant le retrait de la
bande de Gaza.
Comment vous faire connaître mes sensations personnelles ? Pendant ces
raids, si je dors, mon lit tremble énormément, ma fille saute dans mon lit
tremblante de peur, et toutes deux nous retrouvons sur le sol, mon coeur bat
très fort, et j'ai dû calmer ma fille, maintenant elle sait qu'on doit se
calmer mutuellement, elle sent ma peur. Si je suis éveillée, je tressaille
et je ne peux m'empêcher de crier. Oui je suis médecin et femme mûre avec
une grande expérience, et aussi militante, mais ces bangs sonores me rendent
hystériques, après tout nous sommes humains et nous avons tous notre propre
limite, entendre le bruit des vitres qui éclatent est aussi effrayant,
beaucoup de toits de zinc dans les camps de réfugiés se sont effondrés sur
les têtes des familles, et pour résultat de ces bangs, les hôpitaux
reçoivent beaucoup d'enfants traumatisés psychologiquement.
Un million et demi d'habitants de Gaza font face à une PUNITION COLLECTIVE,
les sentiments de haine augmenteront, et tous ces assauts et agressions
sauvages contre la population n'apporteront ni paix ni sécurité à Israel ;
seule la justice le fera.
Israel parle de la sécurité de ses citoyens, contre des hommes armés de
quelques roquettes artisanales,
Israel parle de terrorisme, comment qualifier ces bangs sonores et les
attaques de centrales électriques, autrement que de TERRORISME D'ETAT ?
Amour et solidarité
Mona El Farra
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3204
Le Droit à la Résistance
Rassemblement parisien,
mercredi 5 juillet 2006 à 18h.30
près de l'ambassade d'Israël en France
Rond-point des Champs Elysées
métro Franklin Roosevelt ( ligne n° 1 )
www.aloufok.net
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UNE ÉTUDE SUR LA FABRICATION SEXUÉE DES GOÛTS CULTURELS PAR SYLVIE OCTOBRE:
LA FABRIQUE SEXUÉE DES GOÛTS CULTURELS
LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE DE GUY DEBORD
ESSAI D'UN GLOSSAIRE NÉO-LIBÉRAL
UN SITE FORT INTÉRESSANT DE L'AMI ET PEINTRE SYLVAIN BAZINET
UN BLOG PAS MAL (LOIRE DES ARTS)
SUR L'HISTOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER ET SOCIALISTE EN ESPAGNE DE 1970 À 1984 (en espagnol)
LE GRAND SOIR: journal alternatif d'information militante
Sur les questions de pauvreté urbaine et de gentrification, une recherche que j'ai piloté dans le Grand-Plateau:
PORTRAIT STATISTIQUE DU GRAND-PLATEAU ET PAUVRETÉ
CAHIER HABITATION GRAND PLATEAU
et un texte publié dans l'édition du 15 juillet 2004 du Devoir:
QUAND TOUT CE QUI BRILLE N'EST PAS OR

Scott Ritter, ancien inspecteur de l'ONU en Iraq, pour le désarmement (1991-1998) a écrit un texte lumineux sur les après-élections en territoire iraquien. SUR ALTERNET
Comme disait Ferré, "Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui."
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