POELITIQUE
Un "blog" poélitique parce que le poème et le politique sont deux frères séparés que le réel réunit sans cesse...
POELITIQUE Le poème est l'amour realisé du désir demeuré désir René Char"Although much of the commentary in the U.S. press and from U.S. officials has questioned the large size of this result, it is important to note that the figure of 100,000 (98,000 actually) was reached only after excluding results obtained in the region of Fallujah, where so much fighting has taken place over the past year.
When the Fallujah sample is included, the estimate of excess deaths rises to 200,000."

Un "blog" poélitique parce que le poème et le politique sont deux frères séparés que le réel réunit sans cesse...
Le lundi 20 mars, les syndicats de salarié·e·s, d’étudiants et de lycéens ont décidé d’appeler à une nouvelle journée nationale, le 28 mars, de manifestations, avec des grèves et des arrêts de travail. Ils exigent le retrait du Contrat de première embauche (CPE).
L’idée d’une grève générale se renforce. L’argument d’éviter, pour l’heure, une division sur cette perspective semble avoir son poids. Le texte adopté le 20 mars affirme : « Les organisations syndicales de salariés soutiennent la mobilisation du 23 mars initiée par les étudiants et lycéens et appellent à contribuer à sa réussite. L’ensemble des organisations syndicales appellent le 28 mars à une journée interprofessionnelle avec arrêts de travail, grèves et manifestations. »
Le secrétaire général de la FSU [Fédération syndicale unitaire], forte dans le milieu enseignant, Gérard Aschieri, souligne l’importance que secteur privé et public se retrouvent « main dans la main » pour cette nouvelle échéance. La Fédération CGT-Cheminots, première organisation de la SNCF, a annoncé le dépôt d’un « préavis national de grève couvrant la période du lundi 27 mars, 20 heures, au mercredi 29 mars, 8 heures », cela dans le cadre de la journée nationale d’action anti-CPE.
Délicieuse surprise ce 20 mars. Même la CES [Confédération européenne des syndicats], fortement liée matériellement aux structures de l’Union européenne, affirme son soutien au mouvement contre le CPE : « Car ce genre de mesures installe durablement l’Union européenne sur le terrain du dumping social, ce qui est un préjudice pour l’avenir de l’Europe. »
Urbains, fut-ce des bois, nous sommes! Quelques pistes pour penser le changement qui touche la forme urbaine:
La “politique de la ville” porte bien mal son nom. Du moins si l’on entend par politique un champ et des pratiques qui ont partie liée avec la division et le conflit. Non pas que l’une et l’autre soient absents des préoccupations qui sont à l’origine de la dite politique. Bien au contraire, puisque sa raison d’être majeure, aussi inavouée soit-elle dans sa présentation officielle, est précisément de chercher coûte que coûte à neutraliser le conflit et à nier la division. Pour ce faire, il suffira de qualifier d’“ urbaine ” la question posée. Et de circonscrire à “la ville” les réponses qui lui seront apportées.
Cette question est celle de la (ou des) “violence(s)” et de “l’insécurité” qu’elle(s) engendre(ent). Mais pas n’importe lesquelles. On ne parlera guère, sinon sur le mode allusif, des violences d’ordre économique, institutionnel ou symbolique infligées aux couches populaires dans une société de plus en plus inégalitaire, pas plus que l’insécurité qui en résulte pour elles au plan matériel (professionnel, résidentiel, sanitaire, alimentaire...), mais aussi psychologique et existentiel. Cette violence sociale s’aggrave, pour les générations issues de l’immigration, des vexations racistes en tout genre (discrimination à l’embauche ou dans l’accès au logement, “contrôles d’identité” à répétition, jugements iniques dans les tribunaux, etc.) suscitées par leur “faciès” ou leur nom.
Seules seront retenues par les garants de l’ordre supposé républicain, des violences que l’on aura eu vite fait de dénommer “urbaines”, sous prétexte que les phénomènes désignés sous ce label prennent le plus souvent place en ville - comment en serait-il autrement dans un pays largement urbanisé ? - et, plus spécifiquement, dans les espaces publics urbains.
Le Mouvement pour les arts et les lettres regroupe huit organisations nationales et douze
conseils régionaux de la culture du secteur des arts et des lettres, qui représentent près
de 14 000 artistes professionnels, écrivains et travailleurs culturels. Le M.A.L. est constitué
du Conseil québécois du théâtre, du Conseil québécois de la musique, du Conseil des
métiers d’art du Québec, du Conseil québécois des arts médiatiques, du Regroupement
québécois de la danse, de l’Union des écrivaines et écrivains québécois, du Regroupement
des centres d’artistes autogérés du Québec, de En piste - le regroupement national des arts
du cirque - ainsi que des conseils régionaux de la culture de l’Estrie, de l’Abitibi-Témiscamingue,
de la Montérégie, du Saguenay, de la Mauricie, du Centre du Québec, de l’Outaouais, des
Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la Gaspésie.
La mission des conseils régionaux de la culture est d’appuyer le développement des arts
et de la culture dans leur région.![]()
MONSTRES
Il y a des monstres qui sont très bons
Qui s'assoient contre vous les yeux clos de tendresse
Et sur votre poignet
Posent leurs pattes de velours
Un soir
Où tout sera pourpre dans l'univers
Où les roches reprendront leur trajectoire de folles
Ils se réveilleront.
Eugène Guillevic
Pétition
Algérie : contre l’auto amnistie, oui à la justice, non à l’impunité !
23 mars 2006
Le 27 février 2006, le régime d’Alger a promulgué une ordonnance de mise en œuvre des dispositions de la « Charte sur la paix et la réconciliation nationale » (adoptée en septembre 2005 par un référendum aux résultats largement truqués). Sous le prétexte de mettre un terme à la période sanglante inaugurée par le coup d’État de janvier 1992, le régime d’Alger décrète l’impunité des assassins, qu’il s’agisse des membres des groupes armés se réclamant de l’islam ou des « forces de défense et de sécurité de la République, toutes composantes confondues ». Et il interdit, sous peine d’emprisonnement, d’évoquer sous quelque forme que ce soit la responsabilité des parties qui ont organisé les violations du droit et ordonné, couvert ou justifié les atrocités commises depuis près de quinze ans.
Les parents de victimes, les familles de disparus sont sommées de se taire – elle n’auront plus le droit de porter plainte – et d’oublier contre une indemnisation financière, méthode honteuse où l’outrage le dispute à l’aveuglement. Mais comment effacer la mer de sang et d’horreurs qui a submergé la société algérienne ? La seconde guerre d’Algérie – qui a porté à son paroxysme les formes perverses et inhumaines de guérilla et contre-guérilla développées au cours de la guerre d’indépendance par les forces coloniales – a coûté près de 200 000 morts, 20 000 disparus, un nombre très élevé de blessés et de personnes déplacées.
Après avoir imposé une guerre meurtrière et particulièrement « sale » au peuple algérien, les généraux putschistes qui détiennent le pouvoir réel à Alger, dont le président Abdelaziz Bouteflika n’est que le représentant diplomatique, désirent s’absoudre des crimes contre l’humanité perpétrés sous leur autorité effective, et effacer ceux de leurs anciens adversaires. En violation directe des engagements internationaux signés par l’Algérie et des principes fondamentaux du droit, cette politique d’oubli forcé est en soi un aveu éclatant de responsabilité.
Cette démarche inacceptable est clairement confortée et cautionnée par nombre de dirigeants des grandes démocraties occidentales. Motivés essentiellement par des considérations économiques, ils mettent en avant le « péril islamiste » pour justifier ce déni des valeurs universelles des droits humains.
L’autoamnistie des chefs de guerre a déjà été tentée ailleurs, notamment en Amérique latine, et partout elle a connu l’échec. Car nul ne peut disposer du pouvoir d’effacer l’histoire. Il ne peut y avoir de paix et de réconciliation sans vérité ni justice. Le peuple algérien connaît son histoire et aucune manœuvre ne peut effacer des crimes imprescriptibles. Vouloir lui imposer le silence par la menace est strictement illusoire.
Les femmes et les hommes à travers le monde épris de liberté, signataires de ce texte, rejettent cette loi d’un autre âge et appuient sans réserve la société algérienne dans sa marche vers la justice et les libertés.
Premiers signataires : Lahouari Addi (sociologue), Hocine Aït-Ahmed (président du Front des forces socialistes), Omar Benderra (économiste), Sihem Bensedrine (Conseil national pour les libertés en Tunisie), Anna Bozzo (historienne), François Gèze (éditeur), Burhan Ghalioun (politologue), Ghazi Hidouci (économiste), Alain Lipietz (député européen), Gustave Massiah (président du CRID), Salima Mellah (Algeria-Watch), Adolfo Perez Esquivel (Prix Nobel de la paix), Werner Ruf (politologue), Salah-Eddine Sidhoum (chirurgien).
Signatures à adresser à : impunite_non@algeria-watch.org
Cette pétition sera envoyée à la fin du mois d'avril à diverses institutions algériennes et internationales.
On s'en vient seul et on s'en va de même.
On s'endort seul dans un lit partagé.
On mange seul le pain de ses poèmes.
Seul avec soi on se trouve étranger.
Seul à rêver que gravite l'espace,
seul à sentir son moi de chair, de sang,
Seul à pouvoir garder l'instant qui passe,
Seul à passer sans se vouloir passant.
Liliane Wouters
J'affirme sur l'honneur
que je n'ai rien à voir avec
moi-même.
Je ne suis pas propriétaire
du corps où je réside...
Je suis le fils d'un enfant qui n'est
pas encore né,
L'époux sauvages d'une femme que je traverse
et qui ne m'appartient pas.
Une jeune fille quelque part tente encore
d'être ma mère.
André Schmitz
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Antonio Machado
Rends-toi mon coeur,
Nous avons assez lutté.
Et que ma vie s'arrête.
On n'a pas été des lâches,
On a fait ce qu'on a pu.
H. Michaux
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UNE ÉTUDE SUR LA FABRICATION SEXUÉE DES GOÛTS CULTURELS PAR SYLVIE OCTOBRE:
LA FABRIQUE SEXUÉE DES GOÛTS CULTURELS
LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE DE GUY DEBORD
ESSAI D'UN GLOSSAIRE NÉO-LIBÉRAL
UN SITE FORT INTÉRESSANT DE L'AMI ET PEINTRE SYLVAIN BAZINET
UN BLOG PAS MAL (LOIRE DES ARTS)
SUR L'HISTOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER ET SOCIALISTE EN ESPAGNE DE 1970 À 1984 (en espagnol)
LE GRAND SOIR: journal alternatif d'information militante
Sur les questions de pauvreté urbaine et de gentrification, une recherche que j'ai piloté dans le Grand-Plateau:
PORTRAIT STATISTIQUE DU GRAND-PLATEAU ET PAUVRETÉ
CAHIER HABITATION GRAND PLATEAU
et un texte publié dans l'édition du 15 juillet 2004 du Devoir:
QUAND TOUT CE QUI BRILLE N'EST PAS OR

Scott Ritter, ancien inspecteur de l'ONU en Iraq, pour le désarmement (1991-1998) a écrit un texte lumineux sur les après-élections en territoire iraquien. SUR ALTERNET
Comme disait Ferré, "Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui."
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