Texte libre



Un intellectuel encensé en france: Bernard-Henri levy
une émission de Là bas si j'y suis:

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Iraq: 100 000 morts parmi la population civile depuis 2003...
d'après une recherche faite par la revue médicale britannique The lancet:

"Although much of the commentary in the U.S. press and from U.S. officials has questioned the large size of this result, it is important to note that the figure of 100,000 (98,000 actually) was reached only after excluding results obtained in the region of Fallujah, where so much fighting has taken place over the past year.

When the Fallujah sample is included, the estimate of excess deaths rises to 200,000."

POUR EN SAVOIR PLUS

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POELITIQUE

Un "blog" poélitique parce que le poème et le politique sont deux frères séparés que le réel réunit sans cesse...  

Mardi 28 mars 2006
Dans le tohu-bohu du spectacle médiatique, les infos et les images virevoltent et tombent dans la trappe de l'oubli. Qui se rappelle cette image poignante d'un enfant palestinien, en 2000 (au début de la seconde Intifada), blottie contre son père et qui fut abattu par l'armée israélienne ?
 
Dans cette foulée, voici une nouvelle que l'agence de presse AP n'a pas jugé bon de diffuser, le cas d'un jeune garcon palestinien de 14 ans tiré dans le ventre par l'armée israélienne. Une "bavure" comme on aime dire, en France, au sujet de ce que les flics font aux prévenus immigrés? Pas vraiment d'après un petit vidéo réalisé par le groupe If Americans knew: LA NOUVELLE (censurée) ET UN PETIT VIDÉO.
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Social

Si tous
avec la liberté
avaient le pain et le vin
pas de femme gangrenée de travaux
mais clair de lune à discrétion
et coeur brûlant
au fil du long dégel
de chacune à chacun
le ciel
sans nous briser
nous gonflerait de sa musique
la vie serait un opéra.
Michel LEIRIS
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Si la vie doit être un opéra, alors le groupe américain CALEXICO qui distille une musique folk, post-rock et mexicaine, serait au première loge!!
le 4 avril prochain, le groupe sort son cinquième album, Garden ruin. Sur le site des INROCKS, une présentation du groupe avec des extraits audios et vidéos.

Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Mardi 28 mars 2006
PENSÉE DU JOUR:
 
Les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.
[ Fernando Pessoa ]
Extrait de Le gardeur de troupeaux et autres poèmes
 
Donner existence aux choses tient de la lutte. Flash sur le combat contre le CPE en France, un article de Charles-André Udry publié sur le site Alencontre et repris dans Le grand soir:
 
Le mouvement contre le CPE à un tournant, par Charles-André Udry.

Le lundi 20 mars, les syndicats de salarié·e·s, d’étudiants et de lycéens ont décidé d’appeler à une nouvelle journée nationale, le 28 mars, de manifestations, avec des grèves et des arrêts de travail. Ils exigent le retrait du Contrat de première embauche (CPE).

L’idée d’une grève générale se renforce. L’argument d’éviter, pour l’heure, une division sur cette perspective semble avoir son poids. Le texte adopté le 20 mars affirme : « Les organisations syndicales de salariés soutiennent la mobilisation du 23 mars initiée par les étudiants et lycéens et appellent à contribuer à sa réussite. L’ensemble des organisations syndicales appellent le 28 mars à une journée interprofessionnelle avec arrêts de travail, grèves et manifestations. »

Le secrétaire général de la FSU [Fédération syndicale unitaire], forte dans le milieu enseignant, Gérard Aschieri, souligne l’importance que secteur privé et public se retrouvent « main dans la main » pour cette nouvelle échéance. La Fédération CGT-Cheminots, première organisation de la SNCF, a annoncé le dépôt d’un « préavis national de grève couvrant la période du lundi 27 mars, 20 heures, au mercredi 29 mars, 8 heures », cela dans le cadre de la journée nationale d’action anti-CPE.

Délicieuse surprise ce 20 mars. Même la CES [Confédération européenne des syndicats], fortement liée matériellement aux structures de l’Union européenne, affirme son soutien au mouvement contre le CPE : « Car ce genre de mesures installe durablement l’Union européenne sur le terrain du dumping social, ce qui est un préjudice pour l’avenir de l’Europe. »

SUITE DU TEXTE

Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Dimanche 26 mars 2006
 La chaise de Van Gogh où tu ne t'assieds pas
Les souliers de Vincent que tu ne chausses pas
L'oreille de ce mec qui ne t'écoute plus
Ces corbeaux dans le blé d'une toile perdue

Je ne m'arrête plus quand je vois la Folie
Je fais ses commissions et couche dans son lit
Les larmes de cet arbre inquiet dans la forêt
La chaise de Vincent de quel bois elle était?

Les moutons de la rue se cachent en cache-nez
Les ouvriers changent de disque sans débrayer
Je ne m'arrête plus quand je vois la Folie
Je fais ses commissions et couche dans son lit

Les pas de cette enfant dans l'enfer de la Fac
Son sexe sa vertu sa pilule et son trac
Quand le vertige la pénètre et la dépasse
Sous l'oeil double et glacé d'un vieux miroir de passe

C'est à ce moment-là que je perd la Folie
Et que je reste seul avec mes yeux de fou...
 
LÉO FERRÉ 1979
 
 
La "folie", en dernière analyse, est un phénomène social d'attribution d'une signification et d'une valeur à un comportement humain. Les premiers asiles d'aliénés modernes, devenus par la suite hôpitaux psychiatriques, ont été créés en Angleterre par des aristocrates pour mettre "hors circuit" des jeunes aristocrates anglais dont la conduite risque de mettre en péril la fortune et la réputation familiales. Les "goulags" de Soljenitsyne ne sont que des formes soviétiques de ces asiles d'aliénés pour "dissidents".
Qu'il soit aristocrate anglais "dépensier" ou soviétique russe "dissident", le "fou du roi" a une fonction très importante dans le groupe social, celle de la "victime émissaire" m(cf. René Girard), immolée parce que sacrée et, en retour dans la logique récursive ou circulaire, sacrée parce qu'immolée. Elle est la purgation, l'expulsion et l'expression du groupe social, c'est-à-dire le symptôme d'une maladie dont le groupe social est atteint. On a pu constater que dans des familles où se trouvaient des cas de schizophénie, le "patient identifié" fait office de "fou du roi".
La normalité et la pathologie impliquent une relation de pouvoir et d'autorité, le pouvoir de définir l'altérité, le normal et le pathologique, le changement et la stabilité. Ce pouvoir demande toujours une position individuelle dans un "système" (groupe social ou famille) tout entier qui impose, d'une façon impersonnelle, cette contrainte à l'individu. Dans la thérapie familiale systémique, on cherche précisément à empêcher que la guérision du "patient identifié" ne fasse éclater le reste de la famille qui, souvent, délègue un autre membre de la famille comme un nouveau "patient identifié" et ainsi de suite pour préserver ces constances et sa structure. Sans cette relation de pouvoir, il n'y aurait pas de double contrainte pathologique, mais humour et créativité.
Il y a des doubles contraintes qui sont imposées par la famille et par la société et qui, à un moment (signifiant à la fois "instant" et "rapport de forces"), deviennent intolérables. Dans ce cas là, l'individu se réfugie dans la maladie mentale ou la dissidence. Chaque famille et chaque société, pour pouvoir exister et satisfaire des exigences biologiques, psychologiques ou sociales, établissent et imposent un certain nombre de règles. Mais, en même temps, elles laissent un espace de liberté ou "jeu", suffisamment souple pour que chacun puisse développer son propre style personnel ou sa propre individualité. Dans des familles ou des sociétés dites "saines", il y a presque toujours une possibilité de métacommuniquer, c'est-à-dire de commenter et de discuter sur des actes ou des comportements. Dans les familles ou sociétés "troublées", toute métacommunication est interdite, à l'instar des dictatures, des sociétés totalitaires où il faut non seulement obéir, mais encore ne pas poser la moindre question ou exprimer le moindre commentaire.
On peut soutenir que, dans ces cas là, la "maladie mentale" ou la "dissidence" n'est plus l'état d'un individu isolé, mais la dialogique ou dialectique qui s'instaure à l'intérieur d'un groupe qui a besoin de la répartition ou de la "distribution de rôles" pour fonctionner correctement. Alors, la "guérison" d'un "malade" pourrait faire apparaître un autre "malade", ou faire ressurgir la maladie chez le patient "guéri", ou encore faire éclater le groupe dans lequel il est inséré, dans l'hypothèse de Donald D. Jackson d'une "homéostasie familiale" qui est l’état stable et la conservation de la structure des relations.
 
Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Dimanche 26 mars 2006
Urbains, fut-ce des bois, nous sommes! Quelques pistes pour penser le changement qui touche la forme urbaine:
LA VILLE GLOBALE DE SASKIA SASSEN (conférence, à télécharger en MP3 ou en rm)
URBANISER POUR DÉPOLITISER DE JEAN-PIERRE GARNIER:

La “politique de la ville” porte bien mal son nom. Du moins si l’on entend par politique un champ et des pratiques qui ont partie liée avec la division et le conflit. Non pas que l’une et l’autre soient absents des préoccupations qui sont à l’origine de la dite politique. Bien au contraire, puisque sa raison d’être majeure, aussi inavouée soit-elle dans sa présentation officielle, est précisément de chercher coûte que coûte à neutraliser le conflit et à nier la division. Pour ce faire, il suffira de qualifier d’“ urbaine ” la question posée. Et de circonscrire à “la ville” les réponses qui lui seront apportées.
Cette question est celle de la (ou des) “violence(s)” et de “l’insécurité” qu’elle(s) engendre(ent). Mais pas n’importe lesquelles. On ne parlera guère, sinon sur le mode allusif, des violences d’ordre économique, institutionnel ou symbolique infligées aux couches populaires dans une société de plus en plus inégalitaire, pas plus que l’insécurité qui en résulte pour elles au plan matériel (professionnel, résidentiel, sanitaire, alimentaire...), mais aussi psychologique et existentiel. Cette violence sociale s’aggrave, pour les générations issues de l’immigration, des vexations racistes en tout genre (discrimination à l’embauche ou dans l’accès au logement, “contrôles d’identité” à répétition, jugements iniques dans les tribunaux, etc.) suscitées par leur “faciès” ou leur nom.

 

Seules seront retenues par les garants de l’ordre supposé républicain, des violences que l’on aura eu vite fait de dénommer “urbaines”, sous prétexte que les phénomènes désignés sous ce label prennent le plus souvent place en ville - comment en serait-il autrement dans un pays largement urbanisé ? - et, plus spécifiquement, dans les espaces publics urbains.

 

À défaut de résoudre un problème, on peut toujours “réguler” sa non solution. Tel est précisément le cas face à des actes et des comportements nés, d’une part, de la précarisation, la paupérisation et la marginalisation de masse engendrées par la “libéralisation” du capitalisme, et, d’autre part, de l’absence d’alternative politique - à ne pas confondre avec l’alternance politicienne - susceptible d’enrayer sinon d’inverser ces tendances. Plutôt que d’admettre le caractère social - au sens où un “problème de société” peut renvoyer à un modèle de société on eût pu envisager qu’il fasse lui-même problème - et mondial des déterminants à l’origine des faits classés dans la rubrique “violences urbaines”, et agir en conséquence, on opérera en prenant le “territoire” comme cadre de réflexion et d’action. Pour s’imposer, la “politique de la ville” élaborée dans ce cadre empruntera à deux régistres idéologiques complémentaires : le spatialisme et le localisme
SUR LA GENTRIFICATION: WHAT IS GENTRIFICATION
Depuis un demi siècle, les recensements de population successifs montrent une augmentation continue des cadres dans la population de Paris, au détriment des ouvriers et des employés. Un seuil a été franchi avec le dernier recensement de 1999 : pour la première fois – et cela n’est vrai qu’à Paris et dans certaines banlieues cossues – le nombre de « cadres et de professions intellectuelles supérieures » (394 000) a dépassé celui des ouvriers et des employés réunis (392 000). Un risque se précise dans le long terme : celui d’une population aisée homogène qui étendrait son empire à tous les quartiers, réduisant le Paris populaire à ses franges périphériques. Paris deviendrait une ville de riches. Qu’on l’appelle ségrégation, embourgeoisement ou gentrification, cette tendance est à l’opposé des valeurs de mixité qui sont l’essence de la ville.
ET PUIS, LA POÉTIQUE DE L'ESPACE URBAIN (on connait, depuis Baudelaire...):
ÉCRIRE PARIS de JACQUES REDA (conférence en MP3 ou rm)
I. – Que signifie “écrire une ville” ? – Pourquoi être tenté et ensuite avoir l’intention de s’y appliquer ? – comment s’y appliquer ? – comment s’y sont pris quelques autres, dans le passé et de nos jours – Les leçons qu’on a pu en tirer.
II. – La “poétique” propre à un territoire qui s’urbanise (site, constructions, développements). – La “poétique”propre au sujet qui écrit avec son donné biographique et mental personnel, et en rapport avec une certaine visée de construction de langage. - “Ecrire la ville” se situe au point de rencontre et (dans l’idéal) de fusion de ces deux “poétiques”, le mot restant pris au plus près de son sens d’élaboration.
 
 
 
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UNE RECENSION PRODUITE EN 2005:
VILLE EN JEU
« Et à l`aurore, armés d`une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes »
Arthur Rimbaud
 
 
À peine sortie de chez moi, ce lieu que j`occupe depuis plus de 15 ans et qui représente moins un habitat qu`un habiter, espace où peut se déployer activement le vivre, j`oblique vers le sud. Mes pas m`amènent tout doucement vers le Blues clair d`où j`écris ces lignes et qui a constitué, pour toute une génération militante, cet antre où le monde semblait, fugitivement, commencer à prendre sens.
Blues clair : c`est le titre d`une pièce du musicien de jazz Django Reihnard mais c`était aussi un des surnom de Patrick Straram, écrivain, essayiste et, surtout, grand explorateur de ces espaces d`où peut surgir, aux aurores, une vie enfin meilleure. Un ouvrage écrit par Marc Vachon, L`arpenteur de la ville, décrit cette exploration de Straram en lien avec sa filiation à deux avant-gardes politico-culturelles françaises : l`Internationale lettriste et l`Internationale situationniste.
C`est au début des années 50, à Paris, que Straram se lie d`amitié avec les jeunes de l`Internationale lettriste. Reprenant l`héritage des courants critiques comme Dada et le Surréalisme, ce groupe comptait, entre autre, parmi ses membres Guy Debord (voir notre recension), Michel Mourre, Ivan Chtcheglov, Jean-Louis Brau et Gilles Wolman. L'Internationale lettriste, après bien des actions spectaculaires, disparaît. Plusieurs, dont Debord, se retrouvent alors au congrès de fondation de l'Internationale situationniste en 1958. Straram, pour sa part, quitte la France en 1954 pour s`établir au Canada et, en 1958, au Québec. Malgré la distance, il continuera son travail d`écriture et correspondra avec Debord pour échanger sur les idées situationnistes.
« Ne dites plus urbanisme mais dites police préventive » (tract anonyme publié à Bordeaux, avril 1968)
Quelles étaient les thèses des Situationnistes? Pour eux, la vie était réduite, sous le capitalisme contemporain, à la survie économique. La réduction de la pratique sociale à la dictature de la marchandise amène le triomphe du quantitatif sur la qualité de la vie. L'espace et le temps, avec la domination de l'État et du capital, ont été réduit sous forme de marchandises, conduisant à une banalisation de tous les moments de l`existence.
Dans ce processus, l'urbanisme ou autre ubuesque discipline, consacre le triomphe de cette unification marchande, réduisant l'espace et le temps des villes aux ordres du capital. La vie quotidienne est donc toujours plus impitoyablement remodelée à partir de la rationalité de l'échange marchand. Toutes et tous, nous sommes, dorénavant, séparé-e-s de notre vie et des autres, de la même manière que la production capitaliste suppose la séparation du producteur et des moyens de production. À partir du moment où la marchandise s'empare de la totalité de la vie sociale, s'instaure alors la société du spectacle: le vécu s'éloigne dans une représentation généralisée. Séparé de ma vie, je ne suis plus qu'un spectateur, objet manipulé par les gestionnaires du système dont les urbanistes.
Face à cette aliénation généralisée, les situationnistes et Straram ont tenté, au cours des ans, de développer diverses pratiques culturelles – dérive, détournement, métagraphie, relevé psychogéographique – en vue de permettre une ressaisie individuelle et collective de l`espace urbain. Ces pratiques devaient aboutir, plus précisément à la construction de situations où, entre autre, la séparation entre l'art et la vie quotidienne tendait à être abolie. Straram, Marc Gagnon le prouve, restera fidèle jusqu`à la fin de sa vie à ces principes et pratiques. Les situationnistes, de leur côté, verront leurs orientations quelque peu changer en 1961, passant de préoccupations plus esthétiques et urbanistiques avant cette date à une phase résolument politique jusqu`à la dissolution de l`organisation en 1972.
L`ouvrage de Marc Gagnon est riche de détails sur cette passionnante expérience, détails que ce trop bref compte rendu ne peut évoquer. Il n`en reste pas moins, à la fin, un certain constat d`échec : ni les situationnistes, ni Straram n`ont réussi à sérieusement transformer le social et l`urbain. La radicalité de ces expériences les a relégués, sauf en mai 68 en France, à la marginalité et l`isolement. Pour Straram, cela s`est traduit par une misère économique qui l`a poursuivi tout au long de sa vie. Pourtant, par-delà ces constats, ces tentatives restent des points d`ancrage pour relancer à nouveau la grande aventure de « transformer le monde, changer la vie », des points d`ancrage beaucoup plus stimulant que tous les manuels d`urbanisme ou de sociologie.
Christian Brouillard
Marc Vachon, L`arpenteur de la ville : l`utopie urbaine situationniste et Patrick Straram, Éd. Triptyque, Montréal, 2003.
 
Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Samedi 25 mars 2006
Créer. de nos jours, n'est pas vraiment à la mode, à moins que cela ne soit rentable. Soutenir cette part maudite du social qu'est la création artistique, via un financement public, semble, en suite logique, une incongruité en cette ère néo-libérale post-moderne (etc, etc, etc...). On a recu cela:
 
MOUVEMENT POUR LES ARTS ET LES LETTRES
Communiqué - Pour diffusion immédiate - Budget du Québec 2006-2007

La ministre Line Beauchamp abandonne les artistes
et les organismes culturels à leur sort

Montréal, le 23 mars 2006 – Suite au dépôt du budget du gouvernement du Québec,
le Mouvement pour les arts et les lettres (M.A.L.) est consterné et en colère. Le M.A.L.
dénonce la décision de la ministre Line Beauchamp de ne pas augmenter le financement
public accordé aux artistes et aux organismes culturels par l’intermédiaire de ses sociétés
d’État : le Conseil des arts et des lettres du Québec et de la SODEC. Pourtant, le ministre
des Finances lui a accordé une augmentation des crédits pour son ministère de près de
50 millions de dollars. Avec une telle augmentation, nous nous serions attendus à ce
qu’elle tienne les promesses de son parti, qui s’était engagé à faire du soutien au créateur
sa priorité.

Comme le MAL le craignait, au cours de la prochaine année, les seules augmentations
possibles des budgets des organismes culturels seront directement tributaires du secteur
privé. Pour le M.A.L., cette orientation de la ministre est la démonstration d’un désengagement
de l’État à l’égard de ses artistes. De plus, le M.A.L. déplore que l’entièreté des nouvelles
mesures ne porte que sur le financement d’immobilisations.

Lorsque la ministre affirme qu’elle veut permettre aux artistes de vivre de leur art,
nous ne la croyons plus.


Lorsque la ministre dit que les arts et les lettres sont une des cinq missions essentielles
de son gouvernement, nous ne la croyons plus…

Dans les prochains jours, se tiendra une rencontre extraordinaire des membres des conseils
d’administration des associations et des Conseils régionaux de la culture membres du M.A.L.
Ensemble, ils détermineront les actions à prendre en réaction à ce budget.

Au cours des dernières semaines, le M.A.L. a rappelé à la ministre qu’en politique,
Vouloir c’est pouvoir.

La ministre a clairement démontré qu’en matière de financement des arts et des lettres,
elle ne voulait pas…

Le Mouvement pour les arts et les lettres regroupe huit organisations nationales et douze
conseils régionaux de la culture du secteur des arts et des lettres, qui représentent près
de 14 000 artistes professionnels, écrivains et travailleurs culturels. Le M.A.L. est constitué
du Conseil québécois du théâtre, du Conseil québécois de la musique, du Conseil des
métiers d’art du Québec, du Conseil québécois des arts médiatiques, du Regroupement
québécois de la danse, de l’Union des écrivaines et écrivains québécois, du Regroupement
des centres d’artistes autogérés du Québec, de En piste - le regroupement national des arts
du cirque - ainsi que des conseils régionaux de la culture de l’Estrie, de l’Abitibi-Témiscamingue,
de la Montérégie, du Saguenay, de la Mauricie, du Centre du Québec, de l’Outaouais, des
Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la Gaspésie.
La mission des conseils régionaux de la culture est d’appuyer le développement des arts
et de la culture dans leur région.
 
 
L’art et la culture deviennent de plus en plus des produits comme des autres, et les stratégies de marketing commencent à égaler celles du commerce. Le monde d’art, par exemple, se manifeste aujourd’hui comme festival permanent avec,
à tous les moments, des biennales partout sur le globe. En même temps le rôle
de
l’artiste change rapidement en celui d’un amuseur.
Pourtant il y a conscience générale de la qualité de l’art et la culture, en tant qu’expression d’expériences, de sentiments et de manières de pensée individuelles et collectives, ainsi que de leur capacité de former une mémoire commune. Cela se voit en particulier quand une nation, une ville ou une communauté s’en servent pour se construire une identité.
A l’industrie de tourisme une telle construction d’identité culturelle au niveau locale ou nationale, est fortement favorable. Elle la pousse même jusqu’à un cliché aisément reconnu par les masses: le cliché d’un monde paradisiaque. Par conséquent la mémoire collective est aplatie, l’expérience personnelle nivelée et les développements culturels et artistiques dérobés de leurs acuités et ambiguïtés.
Mais cette culture surgelée, est-elle bien capable de chasser le Grand Ennui ?
 
Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Vendredi 24 mars 2006
La poésie, je ne peux jamais
la voir que de dos,
quand elle fait ses courses au village
ou se rend à des offices de nuit.
Je la suis de loin comme un voyeur
et sur son épaule parfois
ma main se pose comme un vieil oiseau.
Je lui demande encore pardon
de ne savoir m'y prendre avec elle.
En d'autres temps je propose avec gaucherie
de porter ses cabas et ses livres de magie
André Schmitz
 

MONSTRES
Il y a des monstres qui sont très bons
Qui s'assoient contre vous les yeux clos de tendresse
Et sur votre poignet
Posent leurs pattes de velours

Un soir
Où tout sera pourpre dans l'univers
Où les roches reprendront leur trajectoire de folles

Ils se réveilleront.
                                                         Eugène Guillevic

Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Vendredi 24 mars 2006
À ces dirigeants criminels...
National Impeachment Movement Ignored by Corporate Media

By Peter Phillips

If a national movement calling for the impeachment of the President is rapidly emerging and the corporate media are not covering it, is there really a national movement for the impeachment of the President?

Impeachment advocates are widely mobilizing in the U.S. Over 1,000 letters to the editors of major newspapers have been printed in the past six months asking for impeachment. Pittsburgh Post-Gazette letter writer George Matus says, "I am still enraged over unasked questions about exit polls, touch-screen voting, Iraq, the cost of the new MedicareŠwho formulated our energy policy, Jack Abramoff, the Downing Street Memos, and impeachment." David Anderson in McMinnville, Oregon pens to the Oregonian, "Where are the members of our congressional delegation now in demanding the current president's actions be investigated to see if impeachment or censure are appropriate actions?" William Dwyer's letter in the Charleston Gazette says, "Congress will never have the courage to start the impeachment process without a groundswell of outrage from the people."
City councils, boards of supervisors, and local and state level Democrat central committees have voted for impeachment. Arcata, California voted for impeachment on January 6. The City and County of San Francisco, voted Yes on February 28. The Sonoma County Democrat Central Committee (CA) voted for Impeachment on March 16. The townships of Newfane, Brookfield, Dummerston, Marlboro and Putney in Vermont all voted for impeachment the first week of March. The New Mexico State Democrat party convention rallied on March 18 for the "impeachment of George Bush and his lawful removal from office." The national Green Party called for impeachment on January 3. Op-ed writers at the St. Petersburg Times, Newsday, Yale Daily News, Barrons, Detroit Free Press, and the Boston Globe have called for impeachment. The Nation (1/30/06) and Harpers (3/06) magazines published cover articles calling for impeachment. Garrison Keillor, and Richard Dreyfuss both have come out for impeachment. As of March 16, thirty-two US House of Representatives have signed on as co-sponsors to House Resolution 635, which would create a Select Committee to look into the grounds for recommending President Bush's impeachment.
Polls show that nearly a majority of Americans favor impeachment. In October of 2005, Public Affairs Research found that 50% of Americans said that President Bush should be impeached if he lied about the war in Iraq. A Zogby International poll from early November 2005 found that 53% of Americans say, "If President Bush did not tell the truth about his reasons for going to war with Iraq, Congress should consider holding him accountable through impeachment." A March 16, 2006 poll by American Research Group showed that 42% of Americans favored impeaching Bush.
Despite all this advocacy and sentiment for impeachment, corporate media have yet to cover this emerging mass movement. The Bangor Daily News simply reported on March 17 that former US Attorney General Ramsey Clark has set up the website Votetoimpeach.org and that other groups are using the internet to push impeachment. The Wall Street Journal, on March 16, editorialized about how it is just "the loony left" seeking impeachment, but perhaps some Democrats in Congress will join in feeding on the "bile of the censure/impeachment brigades."
The corporate media is ignoring the broadening call for impeachment - wishing perhaps it will just go away. Television news and talk shows have mentioned impeachment over 100 times in the past 30 days, mostly however in the context of Senator Russ Feingold's censure bill and the lack of broad Democrat support for censure or impeachment. Nothing on television news gives the impression that millions of Americans are calling for the impeachment of Bush and his cohorts. 

The Bush Administration lied about Iraq, illegally spied on US citizens, and continues war crimes in the Middle East. Despite corporate media's inability to hear the demands for impeachment, the groundswell of outrage continues to expand.

Peter Phillips is a Professor of Sociology at Sonoma State University and Director of Project Censored a media research organization. He is co-editor with Dennis Loo from Cal Poly Pomona of the The Case for Impeachment of Bush and Cheney scheduled for release this summer by Seven Stories Press.
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Pétition

 

Algérie : contre l’auto amnistie, oui à la justice, non à l’impunité !

 

23 mars 2006

 

Le 27 février 2006, le régime d’Alger a promulgué une ordonnance de mise en œuvre des dispositions de la « Charte sur la paix et la réconciliation nationale » (adoptée en septembre 2005 par un référendum aux résultats largement truqués). Sous le prétexte de mettre un terme à la période sanglante inaugurée par le coup d’État de janvier 1992, le régime d’Alger décrète l’impunité des assassins, qu’il s’agisse des membres des groupes armés se réclamant de l’islam ou des « forces de défense et de sécurité de la République, toutes composantes confondues ». Et il interdit, sous peine d’emprisonnement, d’évoquer sous quelque forme que ce soit la responsabilité des parties qui ont organisé les violations du droit et ordonné, couvert ou justifié les atrocités commises depuis près de quinze ans.

 

Les parents de victimes, les familles de disparus sont sommées de se taire – elle n’auront plus le droit de porter plainte – et d’oublier contre une indemnisation financière, méthode honteuse où l’outrage le dispute à l’aveuglement. Mais comment effacer la mer de sang et d’horreurs qui a submergé la société algérienne ? La seconde guerre d’Algérie – qui a porté à son paroxysme les formes perverses et inhumaines de guérilla et contre-guérilla développées au cours de la guerre d’indépendance par les forces coloniales – a coûté près de 200 000 morts, 20 000 disparus, un nombre très élevé de blessés et de personnes déplacées.

 

Après avoir imposé une guerre meurtrière et particulièrement « sale » au peuple algérien, les généraux putschistes qui détiennent le pouvoir réel à Alger, dont le président Abdelaziz Bouteflika n’est que le représentant diplomatique, désirent s’absoudre des crimes contre l’humanité perpétrés sous leur autorité effective, et effacer ceux de leurs anciens adversaires. En violation directe des engagements internationaux signés par l’Algérie et des principes fondamentaux du droit, cette politique d’oubli forcé est en soi un aveu éclatant de responsabilité.

 

Cette démarche inacceptable est clairement confortée et cautionnée par nombre de dirigeants des grandes démocraties occidentales. Motivés essentiellement par des considérations économiques, ils mettent en avant le « péril islamiste » pour justifier ce déni des valeurs universelles des droits humains.

 

L’autoamnistie des chefs de guerre a déjà été tentée ailleurs, notamment en Amérique latine, et partout elle a connu l’échec. Car nul ne peut disposer du pouvoir d’effacer l’histoire. Il ne peut y avoir de paix et de réconciliation sans vérité ni justice. Le peuple algérien connaît son histoire et aucune manœuvre ne peut effacer des crimes imprescriptibles. Vouloir lui imposer le silence par la menace est strictement illusoire.

 

Les femmes et les hommes à travers le monde épris de liberté, signataires de ce texte, rejettent cette loi d’un autre âge et appuient sans réserve la société algérienne dans sa marche vers la justice et les libertés.

 

Premiers signataires : Lahouari Addi (sociologue), Hocine Aït-Ahmed (président du Front des forces socialistes), Omar Benderra (économiste), Sihem Bensedrine (Conseil national pour les libertés en Tunisie), Anna Bozzo (historienne), François Gèze (éditeur), Burhan Ghalioun (politologue), Ghazi Hidouci (économiste), Alain Lipietz (député européen), Gustave Massiah (président du CRID), Salima Mellah (Algeria-Watch), Adolfo Perez Esquivel (Prix Nobel de la paix), Werner Ruf (politologue), Salah-Eddine Sidhoum (chirurgien).

 

Signatures à adresser à : impunite_non@algeria-watch.org

 

Cette pétition sera envoyée à la fin du mois d'avril à diverses institutions algériennes et internationales.

 

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Jeudi 23 mars 2006
Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Jeudi 23 mars 2006
Pétition électronique contre l’établissement d’une porcherie industrielle

La Fondation Rivières vous invite à signer cette pétition électronique, pour se prononcer contre l’établissement d’une porcherie industrielle à Saint-Casimir de Portneuf (rang de la rivière Noire). Les porcheries industrielles présentent un fort potentiel de contamination des eaux de surface et des nappes phréatiques. Elles représentent donc une menace pour la qualité de nos rivières.

Pétition électronique : http://www.coalitioncitoyenne.org/plugins/petition/petition.php?lng=fr
 

Processus d’évaluation de la dérivation
de la rivière Rupert : une vraie mascarade

En présence du comédien Roy Dupuis (coprésident et cofondateur de Fondation Rivières) et de Bertie Wapache (Cri de la Baie James), une coalition de groupes dont le Sierra Club du Canada, la Fondation Rivières et Révérence Rupert ont tenu une conférence de presse lundi le 20 mars, pour exposer aux médias la procédure viciée appliquée à l’évaluation environnementale du projet de centrale Eastmain-1-A et dérivation de la Rupert.

 Les groupes ont dénoncé le manque d’informations pourtant cruciales et non déposées par Hydro-Québec, les délais si courts qu’ils rendent absolument impossible l’examen par le public des 5 000 pages de l’étude d’impact, ainsi que l’insignifiance du financement accordé, y compris aux Cris.

 Pourtant, le mégaprojet Eastmain 1-A/ Rupert en est un de taille. Il prévoit le détournement sur 350 kilomètres de la rivière Rupert, l'une des dernières grandes rivières vierges de la terre. Le projet de 4 milliards de dollars inclut notamment la construction de 4 barrages sur trois rivières, 75 digues, et un tunnel de 3 kilomètres, qui permettront à Hydro-Québec de détourner vers le Nord jusqu'à 90 % du
débit de la rivière vers le complexe hydroélectrique Eastmain-La Grande.

Pour plus de détails :

 Vous pouvez consulter le communiqué émis par la coalition de groupes environnementaux sur notre site Internet (Section Documents > Communiqués).
http://www.rivers-foundation.org/SITE_FONDATION_RIVIERES/Communiques/Francais/060320ComRupertF.pdf

 Vous pouvez également consulter le feuillet d’information sur la dérivation de la rivière Rupert (préparé par Nicolas Boisclair, de Révérence Rupert) sur notre site Internet (section Documents > Autres textes).
http://www.rivers-foundation.org/SITE_FONDATION_RIVIERES/Autres_documents/060319FeuilletRUPERT.pdf

Poursuites abusives contre des écologistes

Depuis près de six mois, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et le Comité de restauration de la rivière Etchemin (CRRE) sont visés par des poursuites juridiques abusives (Strategic Lawsuit Against Public Participation) de la part de la American Iron & Metal (AIM) à Lévis. La Fondation Rivières donne son appui aux deux groupes écologistes.

Ceux-ci avaient obtenu une injonction forçant le ferrailleur AIM à stopper d’importants travaux entrepris illégalement, tel que reconnu par le tribunal. AIM a alors intenté une poursuite de 5 millions $ contre les groupes environnementaux, des citoyens et une autre compagnie privée, invoquant un complot et un manque à gagner découlant de leur opposition au projet.

 Pour plus de détails, consultez le site de l’AQLPA : http://www.aqlpa.com/  . La conférence de presse pourra y être suivie en ligne, dès cet après-midi (22 mars).

SOS Parc Orford, marche le 26 mars

La Fondation Rivières appuie la Coalition SOS Parc Orford.

Nous vous invitons à participer à la marche qui aura lieu ce samedi le 26 mars 2006,
à 13h, à la mairie du Canton d’Orford et à consulter leur site Internet : http://www.sosparcorford.org

Gare au projet de port méthanier de Rabaska

Vous pouvez signifier votre résistance au projet du port méthanier de Rabaska en joignant les rangs des sympathisants de l'Association pour la protection de l’environnement de Lévis. Ce projet créerait 146,000 tonnes de gaz à effet de serre. Vous pouvez vous prononcer en faveur des énergies renouvelables et de la protection de l'environnement en vous inscrivant, soit par courriel: appel@cooperation.net  , soit en visitant le site Internet: http://www.appellevis.org
 

Êtes-vous préoccupé par le sort réservé aux rivières ?

Fondation Rivières représente les intérêts des citoyens soucieux de la qualité de leur milieu de vie et du sort réservé aux rivières du Québec. Pour que les interventions de Fondation Rivières auprès des autorités gagnent en impact, Fondation Rivières doit représenter le plus de membres possible. Ceci est d’autant plus vrai à l’heure actuelle, alors que les projets de petites centrales reviennent à l’avant-scène.

Vous pouvez vous joindre à un nombre croissant d’individus sensibles au sort des rivières en devenant membre de Fondation Rivières.

Fondation Rivières
5834, rue Clark
Montréal (Québec)
H2T 2V7
Téléphone: (514) 272-2666
Télécopieur: (514) 274-0126
(sans frais) 1-866-774-8437
www.fondation-rivieres.org
__________________________________________
Enfin, sur le site de l'émission de radio américaine Against the grain, je vous renvoie à une entrevue avec le géographe marxiste David Harvey, entrevue sur le Néo-libéralisme. Autre entrevue intéressante avec Stephen Zunes
(qu'on a pu lire sur ce blog) sur le thème: Iraq: From Occupation to Civil War

Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Jeudi 23 mars 2006

On s'en vient seul et on s'en va de même.

On s'endort seul dans un lit partagé.

On mange seul le pain de ses poèmes.

Seul avec soi on se trouve étranger.

 

Seul à rêver que gravite l'espace,

seul à sentir son moi de chair, de sang, 

Seul à pouvoir garder l'instant qui passe,

Seul à passer sans se vouloir passant.

Liliane Wouters

J'affirme sur l'honneur

que je n'ai rien à voir avec 

moi-même.

Je ne suis pas propriétaire

 du corps où je réside...

Je suis le fils d'un enfant qui n'est 

pas encore né,

L'époux sauvages d'une femme que je traverse

et qui ne m'appartient pas.

Une  jeune fille quelque part tente encore

d'être ma mère.

André Schmitz

Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout;
voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.

Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer

Antonio Machado

Rends-toi mon coeur,

Nous avons assez lutté.

Et que ma vie s'arrête.

On n'a pas été des lâches,

On a fait ce qu'on a pu.

H. Michaux

Par Christian Brouillard - Publié dans : poelitique
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Sur les questions de pauvreté urbaine et de gentrification, une recherche que j'ai piloté dans le Grand-Plateau:

PORTRAIT STATISTIQUE DU GRAND-PLATEAU ET PAUVRETÉ

 

CAHIER HABITATION GRAND PLATEAU


CAHIER PAUVRETÉ GRAND PLATEAU


et un texte publié dans l'édition du 15 juillet 2004 du Devoir:

QUAND TOUT CE QUI BRILLE N'EST PAS OR



 


Scott Ritter, ancien inspecteur de l'ONU en Iraq, pour le désarmement (1991-1998) a écrit un texte lumineux sur les après-élections en territoire iraquien. SUR ALTERNET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme disait Ferré, "Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui."

 

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