POELITIQUE Le poème est l'amour realisé du désir demeuré désir René Char"Although much of the commentary in the U.S. press and from U.S. officials has questioned the large size of this result, it is important to note that the figure of 100,000 (98,000 actually) was reached only after excluding results obtained in the region of Fallujah, where so much fighting has taken place over the past year.
When the Fallujah sample is included, the estimate of excess deaths rises to 200,000."

À tous les candidats et candidates aux élections fédérales :
SUR LE RETRAIT DES TROUPES CANADIENNES DE L’AFGHANISTAN,
LA DÉMOCRATIE, C’EST POUR QUAND ?
À vous tous et toutes, qui aspirez à nous représenter au sein du Parlement, nous commençons par poser une question fondamentale en démocratie : que signifie cette « représentation », quand sur les grands enjeux qui préoccupent la majorité des citoyens et des citoyennes – dégradation environnementale, financement public inadéquat des programmes sociaux, fossé grandissant entre riches et pauvres et guerre en Afghanistan – les décisions politiques font évoluer les choses dans le sens contraire de ce que nous, la majorité, souhaitons ?
La guerre en Afghanistan est scandaleusement révélatrice à cet égard. La prolongation de la participation canadienne à cette guerre jusqu’en juillet 2011, votée en mars dernier par la Chambre des Communes, bafouait ouvertement la volonté de la majorité de la population canadienne. Il faut savoir qu’à l’exception des États-Unis, c’est également à l’encontre de la volonté de leur population que tous les pays occidentaux qui contribuent le plus d’effectifs à cette guerre – Royaume-Uni, Allemagne, France, Canada, Italie, Pays-Bas, Pologne (pays membres de l'OTAN) et Australie – continuent de s’y impliquer. C’est contre la volonté des populations que des jeunes de tous ces pays tuent et se font tuer et que des sommes colossales y sont englouties.
Si vous êtes éluEs le 14 octobre prochain, nous vous demandons de respecter la volonté de la majorité et d’exiger le rapatriement immédiat des troupes canadiennes.
Suite aux pressions étasuniennes de la soi-disant « guerre contre le terrorisme », la politique étrangère du Canada a pris une tournure nettement militariste et le rôle de l’armée canadienne en Afghanistan est devenu strictement offensif. Tout cela s'est fait sans débat public. Bien loin d'écouter la population qui s'oppose à la guerre, le gouvernement conservateur a récemment voulu garantir – à ses amis de Washington et de l'industrie de l'armement – ce virage guerrier pour les prochaines décennies. Son plan, nommé « Stratégie de défense : le Canada d’abord », prévoit des dépenses militaires de 490 milliards de dollars pour les vingt prochaines années. Ici encore, les premiers sondages sur ce sujet indiquent que la population canadienne est majoritairement opposée à ces dépenses astronomiques.
Si vous êtes éluEs le 14 octobre prochain, nous vous demandons d’exiger un débat public approfondi sur le rôle de l'armée canadienne, les équipements que ce rôle nécessite et les budgets requis.
Votre silence, pendant la campagne électorale, sur la participation canadienne à la guerre en Afghanistan et sur le virage militariste de la politique étrangère du Canada est
inquiétant. Sachez que nous n’accepterons pas que nos élus continuent à poser en partenaires fiables de la Maison-Blanche, des généraux de l'OTAN et
des grands milieux d’affaires pro-guerre plutôt que de servir la volonté de la population canadienne. Nous nous engageons à faire entendre notre voix
pour que cette volonté soit respectée et que le Canada retire ses troupes d’Afghanistan maintenant.
Nous n'oublierons pas....
Et puis, un dernier appel
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Appel de Richard Desjardins
À moins de cataclysme, les conservateurs vont sortir majoritaires aux élections (note: l'appel date du début du mois). C'est l'arrivée sur la plage d'une lame de fond qui se prépare
depuis longtemps. De longues années, les libéraux ont pu gouverner sans l'Ouest, jusqu'à en devenir arrogants pour tous. Le scandale des
commandites en est l'illustration précise. On dirait que la population juge qu'ils n'ont pas été assez punis. Et ce n'est pas l'arrivée d'un scout
vertueux à leur tête qui va changer quelque chose. Sa loi sur la clarté, il va la payer. Aujourd'hui, il n'y a pas encore une seule pancarte libérale à Rouyn-Noranda.
On aime ça, nous, des «chefs», des «quelqu'un-qui-sait-où-c'qui-s'enva». Alors là, on va être servis. Harper va évidemment faire le plein des voix chez lui, dans l'Ouest, et ramasser les votes de
droite de l'Est du pays qui se terrent dans tous les partis. Ceux qui sont tannés d'entendre parler «social, environnemental, culturel» et qui se sentaient un peu coincés dans cette gang de
sciences humaines pas d'maths, eh bien, ils vont se défouler. (En fait, tout a commencé avec la publication du fameux code de vie d'Hérouxville qui interdit la lapidation des femmes adultères
mais ne semble pas proscrire l'inceste. Ni les coupes à blanc, ni les mégaporcheries.)
Aujourd'hui, ce qu'on veut, c'est de l'économique vaporisée d'eau bénite! Vous les avez vus émerger dans la campagne électorale, ce
monseigneur, ce cardinal, aux prises avec d'innombrables dossiers de pédophilie dans le placard et qui prétendent vouloir régenter les règles
sexuelles du bon peuple? Encore la semaine passée, sur le portail Internet de l'Archevêché de Montréal, il était écrit à la rubrique de la pensée du jour: «Le silence est le plus beau bijou de la
femme, mais elle ne le porte pas souvent.»
Le phénomène est d'ailleurs répandu dans à peu près tout l'Occident. Les Italiens ont élu Berlusconi, une crapule financière notoire, propriétaire de chaînes de télé majeures. Le nouveau
président français Sarkozy est devenu le caniche du pape et festoie ouvertement avec les richissimes de son pays. Il appelle son mouvement la «droite décomplexée».
Et la droite décomplexée, ça sort la strap. Ça met en prison pour la vie des kids de quatorze ans qui ont perdu la tête à un moment donné. Ça laisse un ressortissant juvénile canadien se faire
juger en cour martiale américaine à Guantanamo. On a senti la virulence de cette droite dans
l'affaire des «Artisses». Alors qu'il sait très bien que 80% des artistes ne gagnent pas 20 000 $ par année, Harper continue de justifier sa coupure de 45 millions en affirmant qu'il n'a pas à
payer des robes de gala. Or, ce sont des écoles de formation - multiplicatrices de jobs - qui passent à la trappe. Mais varger sur ce petit groupe bruyant et qui ne votera jamais pour lui, c'est
winner, ça permet d'aller chercher ces précieux votes qui lui manquent pour obtenir la majorité et aussi, ça fait oublier qu'au même moment où sa ministre faisait la job de bras dans les
subventions, il achetait des hélicoptères militaires (292 M$) pour continuer sa guerre dont la majorité de la population ne veut pas.
Au fait, on n'en parle plus beaucoup de la guerre en Afghanistan. J'aurais une question comme ça en passant: Si la mission est d'aller
rétablir la démocratie là-bas, pourquoi on n'attaque pas le Soudan, le Zimbabwe, l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine et la Russie?
Soyons sérieux. Parlons d'économie maintenant puisqu'on arrive en fin de campagne. Parce qu'au fond, comme j'ai entendu dire cette semaine, ce n'est pas l'environnement qu'on veut réellement
sauver, mais les jobs.
Comme si ces réalités n'étaient pas reliées. Pour simple exemple, l'extraction massive du pétrole bitumineux d'Alberta acidifie tout le territoire canadien à l'est. De cela, pas un mot. Des jobs,
des jobs, tousuite pis là. J'ai fait une tournée cet été au Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord: alumineries, papetières, grosses scieries, mines de fer, puis chez moi, fonderie de cuivre. La
presque totalité de ces entreprises sont désormais sous contrôle étranger. À Fermont, ce sont des Indiens qui engrangent un million par jour de profit. Pas des Indiens de Betsiamites,
des Indiens des Indes. À Rouyn-Noranda, ce sont des intérêts suisses allemands qui ronnent la bizness. Tout ce qui reste de ressources
naturelles est américain. Sauf l'Hydro. Fiou! Thank you René.
Et quand profit il y a, la porte de l'évasion fiscale reste grande ouverte: des montants astronomiques, dont une seule miette récupérée suffirait à maintenir de très bons budgets culturels! Cette
grande dépossession généralisée devrait pourtant constituer le coeur du débat électoral canadien. On dirait que tous les chefs de parti ont l'air sonnés devant le phénomène. Et moi aussi.
Plus Bush que Bush, Harper, majoritaire, va légiférer sans cesse en fonction de ses intérêts immédiats: ceux de la Chambre de commerce du
pétrole de Calgary. Bloquons lui la route et construisons la nôtre. Malgré le PQ, complètement perdu dans son suicide.
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UNE ÉTUDE SUR LA FABRICATION SEXUÉE DES GOÛTS CULTURELS PAR SYLVIE OCTOBRE:
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Sur les questions de pauvreté urbaine et de gentrification, une recherche que j'ai piloté dans le Grand-Plateau:
PORTRAIT STATISTIQUE DU GRAND-PLATEAU ET PAUVRETÉ
CAHIER HABITATION GRAND PLATEAU
et un texte publié dans l'édition du 15 juillet 2004 du Devoir:
QUAND TOUT CE QUI BRILLE N'EST PAS OR

Scott Ritter, ancien inspecteur de l'ONU en Iraq, pour le désarmement (1991-1998) a écrit un texte lumineux sur les après-élections en territoire iraquien. SUR ALTERNET
Comme disait Ferré, "Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui."
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