Texte libre



Un intellectuel encensé en france: Bernard-Henri levy
une émission de Là bas si j'y suis:

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Iraq: 100 000 morts parmi la population civile depuis 2003...
d'après une recherche faite par la revue médicale britannique The lancet:

"Although much of the commentary in the U.S. press and from U.S. officials has questioned the large size of this result, it is important to note that the figure of 100,000 (98,000 actually) was reached only after excluding results obtained in the region of Fallujah, where so much fighting has taken place over the past year.

When the Fallujah sample is included, the estimate of excess deaths rises to 200,000."

POUR EN SAVOIR PLUS

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Vendredi 17 octobre 2008

Il y a eu élections sur la planète Canada et, bientôt, aux États-Unis. Peut-être même au Québec. La machine démocratique roule, c'est le cas de le dire. Mais comme pour toute machine, il y a quelque chose qui cloche: aux élections fédérales canadiennes de mardi dernier, 10 millions de votants sont restés à la maison. Cela fait 40% de l'électorat, du jamais vu depuis longtemps. D'après The Gazette (édition du jeudi 16 octobre 2008), la participation électorale a été une des plus faible depuis 1958 , atteignant 59,1%. En 58, elle s'établissait à 79,4%. Une chute de 20% en 50 ans, cela peut sembler anodin (encore que...) mais si on considère, à partir des postulats de la sociologie électorale, que la participation au vote est un élément important de la citoyenneté et de l'appartenance à la communauté en permettant à la population de faire un choix de ses mandataires parmi les élites en situation de concurrence, il y a un signe que cela crain... Peut-être que l'électorat n'y croit plus, à ce vote (du moins, de la manière dont il s'organise), à ces mandataires et à ces élites ? Selon l'article de The Gazette, les électeurs deviennent de plus en plus sceptiques, ne croyant plus que leurs votes puissent changer quoique ce soit et que "the political parties had nothing decent to offer". Ce discrédit de la machine politique dominante s'est accéléré avec tous les scandales qui éclatent avec une régularité d'horloge. Quant à la crise qui secoue actuellement le capitalisme, elle révèle assez bien que les maîtres de ce monde sont non seulement incompétents, mais aussi escrocs et menteurs... De quoi vous dégouter de participer à toute cette mascarade...



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Sur cette crise "financière", tellement de choses ont été écrites ou dites, bien malin celui qui a réussi a éplucher tout cela. Un point, qui curieusement fait consensus à droite comme à gauche, reste: cela n'est pas finie.
Pour une mise en contexte, très bon texte de Isaac Johsua, publié le 8 septembre 2008 sur le site d'ATTAC France:

Les crises financières : une mise en perspective historique
Nous pouvons distinguer, rappelons-le, deux grands modes de financement, le financement direct et l’intermédiation bancaire. Alors que les titres (actions ou obligations) sont supposés mettre en contact direct apporteurs et utilisateurs des fonds (financement direct), la banque s’interpose, fait écran en quelque sorte, entre des déposants et les débiteurs à qui elle a accordé des crédits (intermédiation bancaire). Banques et investisseurs institutionnels (Sicav, etc., ) collectent des fonds et réalisent des placements, gérant la masse grandissante des titres qui suit l’essor du financement direct. Les Bourses de valeurs sont surtout des lieux d’évaluation et de commercialisation des titres émis (...)

Deux conclusions découlent des développements précédents. La première est que la finance est un Janus, tout à la fois productive et parasitaire. En effet, on doit inévitablement passer par le capital argent pour produire ; mais le circuit vers lequel le capital louche est celui où, par une sorte de magie, la valeur se gonfle d’elle-même. La deuxième conclusion est : qui dit finance dit possibilité de la crise financière. La spéculation et ses excès doivent être dénoncés. Mais la possibilité de la crise financière résulte de l’existence même d’un système financier. Ainsi, la crise capitaliste se dédouble : nous avons une crise réelle, comme par le passé, mais aussi, en plus, une crise de la sphère proprement financière, avec, de surcroît, la possibilité d’allers et retours entre l’une et l’autre (comme nous l’observons aujourd’hui).

LA SUITE: http://www.france.attac.org/spip.php?article8864

Si le capital, en tant que valeurs qui tend sans cesse à croître sa valorisation, louche vers la spéculation et la finance (c'est plus facile que de tenter de vendre des marchandises!), il révèle, par le fait même, sa limite interne: une abstraction concrète (oh éminemment concrète!) qui se perd dans ses fictions. Là-dessus, un extrait significatif d'un texte de Denis Collin, mis en ligne le 15 septembre sur le site de La sociale:
"Tout le discours sur la "nouvelle création de valeur" se révèle comme une gigantesque escroquerie intellectuelle. Les agents de propagande du grand capital répétaient que désormais, l'activité financière était la seule créatrice de valeur et que la production ne jouait qu'un rôle presque subalterne.  Alors que la productivité du travail stagne ou n'augmente que faiblement, tous les investisseurs exigent des ROI (retour sur investissement) de 15%, une norme insensée, sans le moindre rapport avec la plus-value réellement produite dans les secteurs productifs."
"La spéculation financière ne fait pas de miracle. Elle ne crée par une once de plus-value. Elle n'est qu'un moyen pour répartir entre les divers capitalistes ou apprentis-capitalistes la plus-value produite socialement. Si la sphère financière permet d'accélérer la rotation du capital, c'est seulement dans une certaine mesure et là encore les contraintes de la production finissent par s'imposer. L'économie-casino n'existe pas. Ce qui se passe  - et c'est déjà amorcé depuis un moment - c'est une réorganisation d'ensemble du régime d'accumulation du capital. La "libéralisation" initiée par Reagan et Thatcher (nous ne les prenons ici que comme emblèmes de quelque chose qui les dépasse et de loin) a permis des transferts de richesse colossaux vers les fractions dominantes du capital financier, transferts liés d'une part à la "titrisation" de la dette publique (voir sur ce sujet les travaux de François Chesnais) et d'autre part à l'offensive frontale contre le salaire ouvrier, offensive rendue possible et justifiée idéologiquement par la libéralisation. Recul, voir démantèlement des conquêtes sociales dans les pays avancés, transferts massifs de la production vers les zones à bas salaire du sud-est asiatique, de l'Europe de l'Est ou de l'Afrique du Nord. Mais le procédé n'a qu'un temps. En Chine aussi bien qu'en Europe de l'Est les salaires montent et on a même vu, quelle horreur!, les ouvriers de Renault-Dacia en Roumanie se mettre en grève pour des augmentations de salaires. Le secteur de la "high tech" n'est plus aussi profitable qu'avant. L'industrie des micro-ordinateurs commence à rencontrer des sérieuses difficultés, car la course à la baisse des prix va laisser quelques morts sur le pavé. L'un des géant du secteur, Dell, ne sent pas très bien et ce ne sont pas les mini-PC à prix cassés qui vont restaurer le taux de profit.

http://la-sociale.viabloga.com/news/lundi-noir

Et puis Francois Chesnais dont j'apprécie fortement les travaux, offre une analyse qu'on peut retrouver sur le site de Fondation Copernic

Crise financière : quelques détours par la théorie

La crise qui a éclaté en août 2007 dans le compartiment financier des prêts hypothécaires à risque élevé (subprime) clôt le cycle économique états-unien débuté fin 2002. En cela elle a, comme toutes les crises, un aspect conjoncturel. Mais elle a plusieurs dimensions structurelles importantes. C’est d’abord la plus sérieuse des « crises financières systémiques » nées de la libéralisation et de la mondialisation financières qui ont eu lieu depuis 1987. Les États-Unis, déjà siège du krach boursier de 2001, en sont de nouveau l’épicentre. Cette fois-ci ce n’est pas un marché de titres, le Nasdaq, qui en est le champ, mais le système bancaire.

Certains commentateurs évoquent 1929 et les crises bancaires en Allemagne en 1931 et aux États-Unis en 1932, pour souligner la gravité particulière de défaillances qui frappent le rouage critique de la création de crédit dans des pays clefs. Vient ensuite la chute du dollar. Ici on passe encore plus nettement du conjoncturel au structurel ainsi qu’à des processus révélateurs de l’érosion de l’hégémonie économique et financière des États-Unis, pas tant vis-à-vis de l’Europe, très affaiblie par les politiques néolibérales et divisée politiquement, qu’à l’égard de la Chine [1]. La crise éclate enfin au moment où les impacts sociaux du changement climatique (dont les rythmes semblent s’accélérer) se précisent, annonçant une phase de grande turbulence politique, sinon de chaos. Au moment aussi où la concentration de la propriété foncière et la destruction de production vivrières paysannes accentuées par la financiarisation et cautionnées sinon imposées par les politiques agricoles néolibérales, débouchent sur une crise alimentaire mondiale de très grande ampleur.

La tentative de fonder une phase longue d’accumulation sur les politiques néolibérales prend fin

Dans le livre III du Capital, Marx offre une piste de recherche éclairante, relative aux moyens successifs utilisés par le capitalisme pour surmonter les contradictions qui lui sont propres. La répétition des crises naît du caractère endémique de la suraccumulation (le surinvestissement en termes keynésiens) et de la surproduction. Elles sont consubstantielles au capitalisme, « la production (n’étant) qu’une production pour le capital et non l’inverse : les moyens de production (n’étant) pas de simples moyens de donner forme, en l’élargissant sans cesse, au processus de vie au bénéfice de la société des producteurs » [2]. Aux difficultés endémiques de valorisation du capital résultant de l’impossibilité de réaliser toute la valeur produite du fait même de l’asseoir sur l’appropriation du travail non payé, viennent s’ajouter celles tenant à la baisse du taux de profit. Celles-ci sont inhérentes à l’impossibilité de compenser longtemps la baisse de la valeur contenue dans chaque unité produite obtenue par l’augmentation de la productivité du travail moyennant l’accroissement des quantités vendues. Le capitalisme ne peut pas reconnaître l’existence de contradictions qui plongent leurs racines dans le rapport capital-travail. Il n’a donc cesse de trouver les manières de dépasser « les limites qui lui sont immanentes  ». Il y parvient, mais seulement « en employant les moyens, qui de nouveau, et à une échelle plus imposante, dressent devant elle les mêmes barrières ». Chaque tentative majeure fonde une périodisation, qui couvre le temps entre la mise en œuvre des moyens nouveaux et le moment où les limites se réaffirment, « à une échelle plus imposante ». L’idée peut jeter une passerelle entre la théorie marxiste de l’accumulation du capital en longue période et la notion régulationniste de « régime d’accumulation » [3]. Chaque tentative majeure du capitalisme pour surmonter ses limites verrait l’émergence d’un régime d’accumulation spécifique.

SOURCE: http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article183


Pour ce qui est avancé par l'establishment, entre autre le 700 milliards de $ par le gouvernement des États-Unis, ben, qui de mieux qu'un certain Chomsky qui déclare, entre autre:

"Such interventionism is a regular feature of state capitalism, though the scale today is unusual. A study by international economists Winfried Ruigrok and Rob van Tulder 15 years ago found that at least 20 companies in the Fortune 100 would not have survived if they had not been saved by their respective governments, and that many of the rest gained substantially by demanding that governments "socialise their losses," as in today's taxpayer-financed bailout. Such government intervention "has been the rule rather than the exception over the past two centuries", they conclude"
http://www.irishtimes.com/newspaper/opinion/2008/1010/1223560345968.html

Et, en contrepoint, des propositions de Frederic Lordon sur Dailymotion
http://www.dailymotion.com/video/x6vlwm_crise-financiere-131-flordon_news
http://www.dailymotion.com/video/x6vmfa_crise-finanaciere-132-flordon_news

Et une analyse sur le site de l'émission de Là bas si j'y suis: TITANIC FINANCIER







Par Christian Brouillard - Publié dans : Réflexions
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et un texte publié dans l'édition du 15 juillet 2004 du Devoir:

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Scott Ritter, ancien inspecteur de l'ONU en Iraq, pour le désarmement (1991-1998) a écrit un texte lumineux sur les après-élections en territoire iraquien. SUR ALTERNET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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